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Un an après la catastrophe de la rue d'Aubagne, des milliers de Marseillais dans la rue

Entre 6700 personnes, selon la police, et 20.000 d'après les organisateurs, ont déambulé ce samedi dans les rues de la cité phocéenne, un peu plus d'un an après le drame qui avait fait 8 morts.

"Ni oubli, ni pardon": un an après l'effondrement d'immeubles vétustes dans le centre populaire de Marseille, qui avait fait 8 morts, des milliers d'habitants de la cité phocéenne ont manifesté ce samedi en soutien aux familles des victimes et pour crier leur colère.

"Gaudin assassin", "On n'oublie pas, on ne pardonne pas": tout au long du cortège, descendu du centre-ville vers la mairie, située sur le Vieux-Port, derrière une banderole portée par des proches des 8 personnes tuées dans la catastrophe le 5 novembre 2018, les manifestants ont repris de nombreux slogans déjà entonnés dans les rassemblements qui avaient suivi le drame il y a un an.

Entre 6700 et 20.000 personnes

Beaucoup portaient de petites maisons de carton sur la tête. La manifestation a rassemblé jusqu'à 20.000 personnes selon les organisateurs, et 6700 selon la police.

"Le pays n'a pas réglé son problème du mal-logement", a déclaré à la presse le député LFI de Marseille Jean-Luc Mélenchon avant le départ du cortège, déplorant une "incurie locale spectaculaire". D'autres élus ou personnalités politiques locales, comme le chef de file de l'opposition socialiste à la mairie, Benoît Payan, le conseiller municipal PCF Jean-Marc Coppola, ou le candidat EELV aux municipales de mars 2020 Sébastien Barles, ont également pris part à la manifestation.

"Pas grand-chose n'a changé"

"Il y a un an déjà, j'étais venu à la première marche de la colère, et ça fait vraiment mal de se rendre compte qu'en un an, pas grand-chose n'a changé", a déploré Fayçal Oubada, 45 ans, venu manifester avec sa femme et ses deux filles.

A l'approche de l'hôtel de ville, l'ambiance de la manifestation s'est tendue. Des incidents avaient déjà eu lieu au même endroit lors de manifestations similaires fin 2018.

Jé. M. avec AFP