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Trafic d'armes sur Internet: comment les enquêteurs ont remonté la piste

Photo prise par les gendarmes lors de l'opération de démantèlement d'un vaste trafic d'armes sur Internet.

Photo prise par les gendarmes lors de l'opération de démantèlement d'un vaste trafic d'armes sur Internet. - F.Balsamo – Sirpa-Gendarmerie

Quelque 44 suspects ont été interpellés mardi à l'aube dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'armes. C'est une première interpellation fortuite il y a six mois qui a permis de découvrir l'affaire.

L'information nous est parvenue mardi matin: 44 suspects ont été interpellés à l'aube dans une quarantaine de départements, dans le cadre d'une vaste enquête sur un trafic d'armes sur Internet, sur commission rogatoire d'un juge d'instruction du parquet de Pontoise. Un coup de filet dû à une simple interpellation il y a quelques mois. Retour sur les faits.

Il y a six mois, une brigade de la gendarmerie de Versailles interpelle à Louvre, dans le Val-d'Oise, un homme en possession d'un fusil d'assaut, qui s'entraîne au tir en pleine forêt. L'homme, connu des services de police pour des vols à main armée, est incarcéré sur décision du parquet de Pontoise.

En remontant à l'origine de ce fusil d'assaut, les enquêteurs découvrent une société de vente par correspondance et sur Internet d'armes de guerre démilitarisées (inaptes au tir, ndlr).

"Remilitarisation" des armes

Dans le listing des clients, les gendarmes notent que quelque 80 personnes se sont procurées des fusils d'assaut. Parmi eux, des collectionneurs, mais aussi des hommes connus de leurs services pour grand banditisme.

Après plusieurs mois d'enquête, le juge d'instruction du parquet de Pontoise en charge de l'enquête décide de procéder à des interpellations. Elles ont été conduites mardi matin, à l'aube. Au total, 48 suspects étaient en garde à vue mardi après-midi. Selon les premiers éléments du dossier, les armes auraient été remises en parfait état de marche par certains clients, une transformation facilitée par une démilitarisation "légère" des fusils.

La juge d'instruction en charge de l'affaire, Laurène Roche-Driancourt, devrait donner un point presse mardi dans l'après-midi.

Alexandra Gonzalez avec Dominique Rizet