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Tarbes: le pilote d'un avion se sacrifie pour éviter des habitations

Un pilote s'est sacrifié pour éviter de se crasher sur des habitations au sol non loin de l'aérodrome de Tarbes.

Un pilote s'est sacrifié pour éviter de se crasher sur des habitations au sol non loin de l'aérodrome de Tarbes. - BFMTV

Lorsque son avion, un Cessna 206, est parti en vrille à 3.000 mètres de hauteur, le pilote, au lieu de s'éjecter lui-même, a préféré "tout faire" pour éviter les habitations au sol. Il n'a pas survécu au crash.

Un véritable acte de bravoure. Le pilote d'un avion de tourisme, mort dans la chute de son appareil samedi non loin de l'aérodrome de Tarbes, s'est sacrifié pour éviter des habitations au sol, a indiqué dimanche le président de son club d'aviation.

Pour une raison encore inconnue, le Cessna 206 est soudainement parti en vrille samedi en fin d'après-midi, s'écrasant avec le seul pilote à bord, âgé de 47 ans, a indiqué le président du Para Club tarbais, Geoffroy Lagarde, confirmant une information du quotidien La Dépêche du Midi.

Vrille à 3.000 mètres

La météo était excellente et le pilote était très expérimenté, étant notamment un instructeur de haut niveau chez Airbus. Selon les premiers éléments de l'enquête, confiée à la police de l'air et des frontières de Tarbes ainsi qu'au Bureau d'enquêtes et d'analyses, l'avion a effectué un premier largage de deux parachutistes à 1.000 mètres avant de monter à 3.000 m et de partir en vrille. "A ce moment-là, deux parachutistes ont pu sauter tandis qu'un autre a été éjecté", a-t-il précisé.

Impact à 30 mètres d'une habitation

Mais le pilote, au lieu de s'éjecter lui-même, a préféré "tout faire" pour éviter les habitations au sol, notamment l'une d'entre elles qui se situe à seulement une trentaine de mètres du point d'impact, a expliqué le président, rendant hommage à "la bravoure" du pilote. Le gouvernail de l'appareil a été retrouvé à une distance assez lointaine de l'impact au sol, ce qui pourrait suggérer une défaillance mécanique.

C. P. avec AFP