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Surpopulation, cadavres: L214 dénonce un scandale dans un élevage breton de cochons

L'association de défense des animaux L214 a diffusé ce jeudi une vidéo tournée dans un élevage porcin du Finistère. Cadavres en décomposition, surpopulation: les conditions de vie des animaux sont choquantes.

Nouvelle vidéo de choc de l'association L214. Les militants de la cause animale ont diffusé ce jeudi des images tournées fin janvier dans un élevage porcin du Finistère, près de Quimper, aux conditions d'hygiène déplorables.

"Au milieu des cadavres en putréfaction"

Dans ce bâtiment insalubre, les truies vivent sur des caillebotis dans des cages. Comme le montre la vidéo, les cadavres de certains porcelets qui ne survivent pas sont laissés sur place, des ossements sont même visibles dans les allées de l'élevage. À l'âge adulte, les cochons sont placés dans des stalles d'engraissement "que l'on pourrait penser à l'abandon", précise l'association. "C'est ça la viande de porc made in France", insiste L214.

"Forcés à vivre au milieu des cadavres de leurs congénères en putréfaction ou leurs ossements, les cochons de cet élevage intensif survivent dans un environnement répugnant, dénonce l'association de défense des animaux. Dans les salles de maternité, des truies voient leurs petits mourir sous leurs yeux, impuissantes dans leurs cages."

"Une dérive propre aux élevages industriels"

Selon Hélène Gateau, experte vétérinaire interrogée par l'association, le risque de transmission de dangers "ayant un impact sur la santé animale, mais aussi sur la santé humaine est maximal". 

"De telles conditions d'élevage, bien qu'extrêmes, sont le reflet d'une non-considération des animaux d'élevage comme des êtres vivants, doués de sensibilité, mais comme des outils de production. C'est une dérive propre aux élevages industriels."

Cette exploitation est membre de la coopérative Triskalia, fournisseur du géant français de la viande Bigard, "avec lequel il se targue d'avoir développé des filières de qualité (Label Rouge Opale, Bleu Blanc Cœur, etc.)", rapporte Le Monde.

Une plainte pour maltraitance animale

Interpellée sur les réseaux sociaux, Triskalia a réagi: "Cet élevage n'est pas absolument pas représentatif des centaines d'élevages que triskalia accompagne", a tweeté la coopérative agricole et agroalimentaire "leader en Bretagne", comme elle se présente sur sa page Facebook.

L'association appelle à signer une pétition pour demander la fermeture de cet élevage. Et a porté plainte devant le tribunal de grande instance de Quimper pour maltraitance animale.

Céline Hussonnois-Alaya