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Seine-Saint-Denis: la lycéenne qui a tenté de s'immoler était "suivie médicalement"

Les cours ont été suspendus au lycée Clemenceau.

Les cours ont été suspendus au lycée Clemenceau. - BFM Paris

La lycéenne qui a tenté de s'immoler dans son lycée à Villemomble ce lundi était "suivie médicalement" selon le recteur de l'académie de Créteil.

L'élève de 18 ans qui a tenté de s'immoler dans son lycée de Seine-Saint-Denis était "suivie médicalement" en raison de troubles psychiques, a expliqué le recteur de l'académie, précisant que les cours restaient suspendus mardi au sein de l'établissement.

"Le lycée a accompagné cette jeune fille, elle était suivie médicalement et il y a eu une grande bienveillance envers elle depuis son arrivée dans l'établissement", a dit aux médias le recteur de l'académie de Créteil, Daniel Auverlot.

Les cours ont été suspendus mardi au lycée Georges Clemenceau de Villemomble, où une cellule d'écoute a été mise en place. 

"Cette journée est un moment où il faut que l'émotion puisse s'exprimer et les cours ne reprendront pas forcément cet après-midi", a ajouté le recteur, qui s'est à nouveau rendu sur place mardi matin, au lendemain du drame.

La jeune fille dans un état grave

Lundi, vers 15 heures, la jeune fille, élève en première, s'était aspergée d'un produit inflammable puis avait mis le feu avant de se jeter dans le hall du lycée, devant plusieurs dizaines de témoins. Elle a été transportée à l'hôpital dans un état très grave. 

Après son geste, plusieurs rumeurs ont circulé sur les réseaux sociaux, évoquant notamment un harcèlement dont elle aurait été victime.

"En l'état, nous n'avons aucun élément" en ce sens, a dit à l'AFP une source proche de l'affaire. Une enquête a été ouverte, confiée au commissariat local.

Un travail doit être mené au sein de l'établissement avec les élèves sur "la propagation des rumeurs sur les réseaux sociaux", a précisé le rectorat. Dans un communiqué, le syndicat lycéen FIDL a dénoncé un drame qui révèle "un réel manque de moyens au sein de l'Education nationale pour repérer et accompagner les élèves en situation de fragilité psychologique".

Le syndicat demande à être reçu au ministère avec "l'ensemble des acteurs pertinents" pour évoquer le sujet.

CB avec AFP