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Mariani : « La France a eu raison de refuser la nationalité à cette femme en burqa »

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Thierry Mariani, député UMP du Vaucluse, a évoqué différents sujets liés à l’immigration et à la nationalité refusée à une femme en burqa.

Invité des GG lundi 14 juillet, le député UMP Thierry Mariani a évoqué différents sujets liés à l'immigration, lui qui a été à l'origine du fameux amendement sur les tests ADN. Ainsi, il est revenu sur la décision du Conseil d'Etat de refuser la nationalité française à une femme en burqa : « Je suis absolument d'accord avec la décision du Conseil d'Etat. Etre français, ce n'est pas une couleur de peau, ce n'est pas une question d'origine, ce n'est pas une question de religion, c'est parler une langue, c'Est habiter sur un territoire, partager les valeurs de ce territoire, et surtout avoir un projet commun avec des valeurs communes ».

« Le Conseil d'Etat a dit tout simplement que le principe d'égalité des sexes n'est pas négociable. Quelqu'un qui dit très clairement « Ma pratique de la religion fait que je ne reconnais pas l'égalité des sexes et je dois être soumise à mon mari », c'est quelque chose qu'on ne peut pas admettre. Ce n'est pas une question de religion, mais une question de pratique de la religion. Toute religion est respectable, tout extrémisme est dangereux ».

« La France, comme chaque nation souveraine attribue la nationalité à qui elle le souhaite. Il y a un entretien et cette personne, d'après ce que j'en ai lu dans la presse, a reconnu qu'elle portait la burqa parce qu'elle avait décidé d'une pratique rigoriste du salafisme et qu'elle était soumise à la demande de son mari. C'est quelque chose qu'on ne peut pas admettre ».

D'autre part, il a évoqué la situation des sans-papiers dans les centres de rétention : « La politique française, qui est très décriée, c'est finalement l'une des plus humaines de toute l'Europe. Par exemple, les centres de rétention dont on a beaucoup parlé avec l'incendie à Vincennes. On a découvert à cette occasion que dans les 27 pays, c'est la France qui a la plus faible durée de rétention. La situation de ces centres était pitoyable il y a 5 ou 6 ans. A l'initiative de Nicolas Sarkozy , ils ont tous été refaits. Celui de Vincennes qui a brûlé il y a quelques jours, c'est 8 millions d'euros de travaux partis en fumée ».

La rédaction-Les Grandes Gueules