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Relaxe des Femen: Boutin se demande "si ces dames veulent la guerre"

Christine Boutin a fait part de sa "stupéfaction absolue" après la relaxe mercredi de neuf Femen poursuiviees pour dégradation d'une cloche de Notre-Dame de Paris.

Christine Boutin a fait part de sa "stupéfaction absolue" après la relaxe mercredi de neuf Femen poursuiviees pour dégradation d'une cloche de Notre-Dame de Paris. - BFMTV

Les Femen avaient voulu "fêter" à leur manière le départ du pape Benoît XVI en s'exhibant seins nus dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris.  Elles ont été relaxées mercredi, par la justice. Christine Boutin s'est immédiatement indignée de cette décision.

"Crise de foi", "Pope no more", "Bye, Bye, Benoît", les Femen avaient poussé loin la provocation en s'exhibant le 12 février 2013 seins nus à l'intérieur de Notre-Dame de Paris, pour célébrer le départ de Benoît XVI.

Mercredi, la justice a relaxé neuf de ces activistes féministes qui étaient poursuivies pour "dégradations dans un lieu de culte en réunion". Il leur était notamment reproché d'avoir dégradé une cloche de la cathédrale.

Elles avaient été évacuées manu militari de l'édifice par le service d'ordre de Notre-Dame et étaient ensuite restées devant la cathédrale une dizaine de minutes en continuant à scander des slogans comme "In gay we trust", ou "Dégage homophobe!"

Christine Boutin exprime sa "stupéfaction absolue"

"Pour moi, c'est la stupéfaction absolue", a réagi Christine Boutin contactée au téléphone par BFMTV. "Vraiment, elles veulent la guerre, ces dames, elles veulent nous provoquer", continue la présidente de Force Vie . Elle rappelle aussi le contexte, qui selon elle, accable un peu plus les Femen: "C'était à l'occasion du jubilé des 850 ans de Notre-Dame de Paris, c'est donc toute l'histoire de France, ça touche totalement la France". "Cette décision de justice ne va pas du tout pacifier notre pays qui pourtant en a tellement besoin", déplore-t-elle aussi.

Trois surveillants condamnés à des amendes avec sursis

Trois surveillants, poursuivis pour violences, ont quant à eux été condamnés à des amendes avec sursis. Le parquet avait requis une amende de 1.500 euros contre chacune des neuf jeunes femmes et contre les trois membres du service d'ordre des amendes contraventionnelles de 250, 300 et 500 euros avec sursis.

Les Femen sont connues depuis 2010 pour leurs actions "topless" en Russie, en Ukraine, à Londres ou sur la place Saint-Pierre à Rome pendant que le pape récitait l'Angélus.

Sur leur compte Twitter officiel, les Femen ont réagi à cette relaxe en postant la photo d'une d'entre-elles devant Notre-Dame de Paris.

Elles ont également repartagé -certainement par provocation- le message posté par l'abbé Grosjean, qui bénéficie d'une grande visibilité sur Twitter: "Femen relaxées. Ce n'est pas ainsi qu'on éduquera au respect de toutes les religions et les lieux de culte."

D. N. avec AFP