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Réforme du bac: un syndicat enseignant demande l'annulation de la première session de contrôle continu, prévue en janvier

Image d'illustration - Une surveillante dans une salle d'examen du baccalauréat en 2018 à Strasbourg

Image d'illustration - Une surveillante dans une salle d'examen du baccalauréat en 2018 à Strasbourg - Frédérick Florin - AFP -

Le Snes-FSU dénonce "un niveau inédit d'impréparation" après avoir réalisé une enquête sur l'organisation des épreuves communes de contrôle continu pour les classes première.

La première session des épreuves de contrôle continu pour les élèves de première, mise en place par Blanquer dans le cadre de la réforme du baccalauréat, doit avoir lieu en janvier 2020. Mais le principal syndicat des professeurs du second degré, le Snes-FSU, réclame leur suppression, redoutant une "catastrophe", rapporte franceinfo.

Le syndicat a réalisé une enquête auprès de 981 professeurs et dénonce, à la lecture des résultats, "la plus grande incertitude" concernant l'organisation, et "un niveau inédit d'impréparation".

Dans "74% des lycées, les enseignants ne savent pas comment seront organisées les salles d'examen" et dans 47% des cas, "ils ne savent pas comment les sujets vont être choisis alors qu'on est à trois mois de l'échéance" explique le syndicat.

"Il est encore temps d'annuler"

Selon cette même étude, 60% des professeurs ignorent pour l'heure s'ils devront par exemple annuler certains de leurs cours pour organiser ce contrôle continu qui doit porter pour la première session sur l'histoire, la géographie et les langues.

"Il est encore temps d'annuler, de diminuer un peu peu la pression qu'il y a sur tout le monde (...) Il faut laisser le temps aux professeurs et aux élèves", alerte auprès de nos confrères Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe au Snes-FSU.

Une fiche explicative fournie cette semaine

De son côté le directeur général de l'enseignement scolaire Edouard Geffray se veut rassurant: "Pendant que les élèves de première passeront leurs épreuves, l'objectif c'est que les élèves de seconde et de terminale ne subissent pas de conséquences de ces passages. Les établissements sauront parfaitement le faire et on leur fait toute confiance", juge-t-il.

Si les consignes ne sont pas encore bien claires, c'est aussi qu'elles divergeront selon les établissements puisque les sujets et les dates de ces examens ne seront pas les mêmes dans tous les lycées. L'Education nationale doit par ailleurs fournir une fiche explicative à tous les enseignants concernés d'ici la fin de la semaine.

Manon Fossat