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Puisseguin: renforcer les normes de construction des autocars, préconise un rapport

Extrait d'images télévisées de la carcasse de l'autocar dont l'incendie après une collision avec un camion avait tué 43 personnes, le 23 octobre 2015 à Puisseguin, en Gironde

Extrait d'images télévisées de la carcasse de l'autocar dont l'incendie après une collision avec un camion avait tué 43 personnes, le 23 octobre 2015 à Puisseguin, en Gironde - -, BFM TV/AFP/Archives

Dans son rapport, le bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre recommande de renforcer les normes de construction des autocars.

Le bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) a préconisé de renforcer les normes de construction des autocars, notamment la tenue des matériaux au feu, dans un rapport publié mardi sur l'accident qui a fait 43 morts à Puisseguin (Gironde) en 2015.

Sortie de secours et désenfumage difficiles d'accès

Ce rapport note que la cause directe de l'accident est une perte de contrôle du poids-lourd entré en collision avec l'autocar, et que le camion était équipé d'un réservoir supplémentaire de gazole non homologué, tandis que les dispositifs de sortie de secours et de désenfumage du car étaient difficiles à actionner.

"Un violent incendie s'est déclaré immédiatement après la collision. L'autocar a été très rapidement envahi par une fumée noire toxique et attaqué par les flammes", a relevé le BEA-TT dans le rapport mis en ligne sur son site internet.

Pour les enquêteurs, "plusieurs facteurs" ont joué un rôle dans le bilan de l'accident du 23 octobre 2015, le plus meurtrier impliquant un autocar en France depuis 1982.

Absence d'éclairage de secours

Parmi ces facteurs figure, selon le BEA-TT, "la présence d'un réservoir additionnel de gazole installé au dos de la cabine du tracteur routier non conforme à la réglementation", un élément déjà mis en évidence par une enquête de gendarmerie en juillet 2016.

Mais les conséquences de l'accident ont également été aggravées par "la nature des matériaux utilisés pour l'aménagement intérieur de l'autocar, leur tenue au feu et la toxicité des gaz dégagés par leur combustion", ainsi que "la difficulté pour les passagers d'actionner les dispositifs de désenfumage équipant l'autocar", estime le rapport des experts du BEA TT.

Les enquêteurs ont aussi relevé "la difficulté pour les passagers d'utiliser les deux accès et les sorties de secours de l'autocar" et "l'absence d'éclairage à l'intérieur de l'autocar après la collision".

C.Br. avec AFP