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Prix des carburants: pas de coup de pouce de l'Etat pour l'instant

Le gouvernement français exclut toute baisse de taxes ou action coercitive pour compenser la flambée des prix des carburants, conseillant aux automobilistes de réduire leur vitesse et de bien gonfler les pneus de leurs voitures.

Le gouvernement français exclut toute baisse de taxes ou action coercitive pour compenser la flambée des prix des carburants, conseillant aux automobilistes de réduire leur vitesse et de bien gonfler les pneus de leurs voitures. - -

Malgré la hausse du prix des carburants à la pompe, le gouvernement affirme qu'il n'est pas question de réduire la part prélevée grâce à la TIPP et la TVA. Et il refuse toujours d'instaurer un tarif social pour les plus modestes.

Alors que les prix de l'essence et du gasoil ont dépassé dans de nombreuses stations-service leur niveau record de 2008, le gouvernement exclut de revenir sur le système de taxation des carburants.
Christine Lagarde a annoncé ce mercredi qu'il n'était pas question d'alléger la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers) et la TVA prélevées sur chaque litre tiré à la pompe. « Sur la TVA, il y a eu des tentatives dans le passé (...), ça a été de peu d'effets, car ça a entraîné des baisses du prix extrêmement réduites, pour en revanche des baisses de recettes fiscales pour l'Etat très fortes », estime-t-elle notamment. La ministre de l'Economie a, en revanche, réitéré les conseils du gouvernement à l'adresse des automobilistes, en les encourageant à pratiquer « la conduite économique », notamment en réduisant leur vitesse.

Les appels à un tarif social se multiplient

Depuis plusieurs jours, de nombreuses associations réclament le retour à la TIPP flottante, permettant d'ajuster le taux de prélèvement en fonction des cours du pétrole, afin de maintenir des prix modérés à la pompe. Elles demandent aussi au gouvernement d'instaurer un tarif social sur les carburants, sur le modèle du système existant pour le gaz ou l'électricité. Hier mercredi, elles ont reçu le soutien du député Vert Yves Cochet, qui propose « un tarif social sur le litre d'essence, pas plus de 1,50 euro par exemple, même si les prix augmentent à la pompe », afin de « protéger les plus défavorisés de nos concitoyens », même s'il reconnait que cela resterait un « système provisoire ». Une demande restée pour l'heure lettre morte.

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La Rédaction