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Près de trois Français sur quatre favorables à référendum

Le président français Emmanuel Macron, le 9 janvier 2019 à Créteil

Le président français Emmanuel Macron, le 9 janvier 2019 à Créteil - Ludovic MARIN, POOL/AFP/Archives

Selon un sondage Ifop pour le JDD, 73% des Français se disent favorables à la tenue d'un référendum. Les sympathisants LaREM quant à eux sont les plus réservés sur la question, tous bords politiques confondus.

Près des trois quarts des Français sont favorables à la tenue d'un référendum dans les prochains mois, mais sont partagés à l'idée qu'il se tienne le 26 mai, jour des élections européennes, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

73% des personnes sondées sont favorables à la tenue d'un référendum en France dans les prochains mois, et 27% y sont défavorables.

Mais les avis divergent selon le bord politique des sondés. Parmi ceux qui appellent ce référendum de leur voeux, on retrouve notamment l'opposition avec des sympathisants du Rassemblement national (87%) et de la France insoumise (85%).

Les marcheurs pas convaincus

C'est au contraire du côté de la majorité que ce vote ne semble pas convaincre. En effet selon le sondage les marcheurs s'interrogent sur sa pertinence et sont ceux qui en veulent le moins avec 53% de sympathisants qui n'y sont pas favorables.

S'il devait bien avoir lieu, les sondés se partagent à égalité sur sa date: 50% souhaiteraient que la consultation se tienne plutôt en même temps que les élections européennes de mai, et 50% plus tard dans l'année. Dans le détail, pour les 47% de macronistes qui souhaitent le vote, ils préféreraient qu'il ait lieu le jours des européennes (54%). Un choix commun aux sympathisants du Parti socialiste (52%) et à ceux du Rassemblement national (53%).

L'idée d'organiser un référendum le 26 mai, en même temps que les élections européennes, divise donc. Selon le Journal du Dimanche le chef de l'Etat serait plus tempéré désormais quant à cette éventualité et assurerait que "rien n'est décidé".

Enquête réalisée en ligne jeudi et vendredi auprès d’un échantillon de 1.006 personnes de 18 ans et plus selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

Manon Fossat avec AFP