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Premier mai: les fleuristes en colère

Exceptionnellement, les particuliers sont autorisés à vendre du muguet le 1er mai. Si la pratique est encadrée, elle n'est pas toujours très respectée, provoquant la colère des fleuristes.

Comme chaque 1er mai, les particuliers peuvent vendre du muguet dans la rue, sans être fleuriste. Si la pratique est encadrée, les fleuristes constatent de nombreuses dérives. À Paris dans le 13e arrondissement, des particuliers profitent du jour de marché pour proposer des bouquets deux jours avant la date autorisée, au grand dam des fleuristes: "Ils n’ont pas le droit, normalement seuls les marchands ont le droit de s’implanter sur le marché. Il faut qu’ils virent du marché", témoigne une fleuriste.

Si la pratique est légale, elle reste encadrée: pas de composition florale, du muguet sauvage uniquement, et un vendeur obligé de se tenir à distance des fleuristes. Dans une boutique proche du marché Corvisart, la colère monte d’année en année: "C’est une concurrence déloyale. Nous on est fleuristes, on paie nos impôts, on paie la TVA, on paie double nos employés le 1er mai et on est à deux doigts de faire la grève".

Le muguet très populaire en Île-de-France

Des commerçants soutenus par les clients: "Dans la rue je n’arrive pas à avoir un joli bouquet", témoigne une habitante du quartier. "Je vais plutôt chez nos petits commerçants", explique une autre

Le muguet le jour de la fête du travail est une tradition bien ancrée chez les Français. Selon une étude parue en 2016, la majorité des bouquets sont vendus dans le sud-est et en Île-de-France.

Jordan Klein et Alexia Elisabeth (avec G.D.)