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Père Georges: "Ces jours m'ont paru terriblement longs"

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Le père Georges, otage pendant un mois et demi au Cameroun, a touché le sol français tôt ce mercredi matin. Il a été accueilli par François Hollande à l'aéroport de Villacoublay.

A 6h30, ce mercredi matin, le père Georges Vandenbeusch a atterri à l'aéroport de Villacoublay. Un mois et demi apres son enlèvement dans le nord du Cameroun, le prêtre est revenu en France, accompagné du ministre des Affaires étrangères. 

A la descente du Falcon 900 qui l'a ramené de Yaoundé, il a été accueilli par le président de la République Francois Hollande et une dizaine de proches parmi lesquels ses parents adoptifs et des membres du diocèse de Nanterre.

"Ces jours m'ont paru terriblement longs", a déclaré le père Georges, s'exprimant sur le tarmac aux côtés de François Hollande. "Et en même temps, par rapport à d'autres otages, qui sont restés très longtemps et à ceux qui le sont encore, ça me permet de mesurer ce qu'ils vivent ou ce qu'ils ont vécu".

"Un jour heureux"

"Nous nous souviendrons longtemps de ce 1er janvier 2014", a pour sa part lancé François Hollande. "Puisque c'est un jour heureux, que de retrouver notre compatriote, qui a été retenu trop longtemps, mais qui aujourd'hui est libre".

Le père Georges a ensuite été transporté à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce.

Le père Georges Vandenbeusch avait été enlevé dans la nuit du 13 au 14 novembre par une quinzaine d’hommes, membres de la secte islmamiste nigériane Boko Haram.

C’est mardi, en début de matinée que l’ecclésiastique a été libéré.

"Nous devons être extrêmement rigoureux"

François Hollande en a profité pour appeler les Français mercredi à la prudence dans les zones présentant des risques de prise d'otage.

"Nous avons aussi à alerter la population qui peut être dans ces zones où il y a du danger. Cela vaut pour les prêtres ou pour tous ceux qui ont une mission à accomplir et cela vaut aussi pour des ressortissants qui peuvent un moment se déplacer", a déclaré le chef de l'Etat ajoutant que "tant que nous n'aurons pas libéré tous nos otages, nous devons être extrêmement rigoureux pour que nous ne puissions pas laisser ces ravisseurs en prendre d'autres".

La rédaction