BFMTV

Paris: un restaurant présente ses excuses après avoir baptisé un plat "Tching tchong salade"

Le plat intitulé "Tching tchong salade" a provoqué un tollé.

Le plat intitulé "Tching tchong salade" a provoqué un tollé. - Capture d'écran Twitter

Le chef Christophe Adam a indiqué sur Facebook avoir "immédiatement" retiré ces mots du menu après avoir été interpellé sur les réseaux sociaux.

De nombreux internautes ont vivement critiqué depuis ce lundi une salade appelée "Tching tchong" dans un restaurant parisien du pâtissier à succès Christophe Adam.

Sur Twitter, une internaute a partagé lundi une photo du menu du Dépôt Légal où figure ce plat à base de rouleaux de printemps en salade, de gambas et de poulet accompagné "d'une merveilleuse sauce tching tchong". 

Plusieurs internautes ont dénoncé le "racisme ordinaire" de cette appellation, tandis que le tweet a été partagé plus d'un millier de fois.

"Immédiatement retiré"

Face aux critiques, Christophe Adam, fondateur des boutiques "L'éclair de génie", a publié un message d'excuses sur Facebook. "Nous souhaiterions préciser que cette appellation a été choisi (sic) très maladroitement pour sa résonance asiatique et non pour afficher un côté raciste qui n'existe absolument pas au sein du Dépôt Légal", a-t-il écrit.

"Lors de l'impression des cartes, nous n’avions pas pris conscience de la connotation dure, blessante et péjorative de cette expression. De ce fait nous avons immédiatement retiré ces mots de la carte dès les premiers commentaires", poursuit le chef qui adresse au nom de son équipe ses excuses "à toute la communauté asiatique et à tous nos clients". 

Ces excuses n'ont visiblement pas convaincu. Dans les commentaires, de nombreux internautes ont continué à reprocher au chef d'avoir fait ce choix. "'Tching tchong' ou 'Chintok' pour un Asiatique, c'est l'équivalent de 'bougnoule' ou 'nègre' pour les Maghrebins et les Noirs", rappelle une internaute. 

Ce n'est pas la première fois que le nom d'un plat provoque un flot de critiques. En février dernier, rappelle Le Parisien, un boulanger du Rhône avait été suscité un tollé et reçu des menaces de mort après avoir appelé un gâteau "Mamadou". D'autres pâtisseries, comme les "têtes de nègre" ont été remplacées par des "boules choco" ou "merveilleux".

Benjamin Rieth