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Paris: rassemblement en hommage à Hervé Gourdel

Un millier de personnes ont manifesté dimanche après-midi à Paris, en homme à Hervé Gourdel, l'otage français exécuté en Algérie par des jihadistes.

Un millier de personnes ont manifesté dimanche après-midi à Paris, en homme à Hervé Gourdel, l'otage français exécuté en Algérie par des jihadistes. - BFMTV

Environ 1.000 personnes se sont rassemblées dimanche à Paris, pour rendre hommage à Hervé Gourdel, l'otage français décapité en Algérie par des jihadistes. Parmi les personnalités présentes figuraient la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Roger Cukierman et l'écrivain Marek Halter.

Un millier de personnes se sont rassemblées dimanche après-midi place de la République à Paris en hommage à Hervé Gourdel, l'otage français décapité en Algérie par des jihadistes.

La manifestation a réuni des militants d'organisations antiracistes (Mrap, SOS Racisme UEJF...), de partis politiques comme le PS et le PCF, de syndicats tels la CGT, ou encore de la coordination Chrétiens d'Orient en danger (Chredo).

"Nous sommes tous des sales Français"

Parmi les personnalités présentes figuraient la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Roger Cukierman et l'écrivain Marek Halter.""

Fustigeant les jihadistes ayant revendiqué mercredi l'assassinat d'Hervé Gourdel, liés au groupe Etat islamique (EI), l'imam de Drancy, en Seine-Saint-Denis, Hassen Chalghoumi a lancé à la tribune: "Nous sommes tous à leurs yeux des sales Français, mais aujourd'hui nous sommes tous unis pour crier notre colère et dénoncer ces barbares qui ont tué notre frère".

"L'islam, ce n'est pas le terrorisme"

L'imam, personnalité médiatique mais controversée parmi les musulmans, a conclu son discours par un "Vive la France, vive les Français!". "Je suis là pour rendre hommage à Hervé Gourdel, je souhaite beaucoup de courage à sa famille. Moi j'ai perdu Imad et aujourd'hui je défends tous les Imad qui existent", a déclaré Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime de Mohamed Merah, en 2012 à Toulouse.

"J'espère que dans les cités, le gouvernement va faire quelque choser pour empêcher nos jeunes de partir", a-t-elle ajouté. Dans la foule, certains manifestants brandissaient des panneaux: "L'islam ce n'est pas le terrorisme" ou encore: "Not in my name, pas en mon nom", en référence au hashtag qui fait florès depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Le rassemblement commençait à se disperser vers 16h.

C. P. avec AFP