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Nouveaux éléments dans l’enquête du viol présumé du 36 quai des Orfèvres

Le 36 quai des Orfèvres à Paris.

Le 36 quai des Orfèvres à Paris. - BFMTV

En avril dernier, une touriste canadienne de 34 ans accuse deux policiers du 36 quai des Orfèvres de l’avoir violée. Mis en examen, les deux fonctionnaires nient toujours les faits. De nouveaux éléments ont été découverts dans l’enquête.

Il y a du nouveau dans l’enquête du viol présumé du 36 quai des Orfèvres du printemps dernier. Des photos auraient été prises le soir du 23 avril, lorsque la touriste canadienne de 34 ans suit des policiers au 36 quai des Orfèvres, rencontrés un peu plus tôt dans la soirée. Autre élément: deux traces d’ADN différentes ont été trouvées sur les sous-vêtements de la jeune femme, révèle ce mercredi BFMTV. 

Dans la nuit du 23 avril dernier, Emily, une touriste canadienne de 34 ans, fait la connaissance de quatre policiers dans un bar situé près du 36 quai des Orfèvres. Lorsque les fonctionnaires lui proposent de lui faire visiter leur bureau, la jeune femme, ivre, accepte. Mais la situation tourne mal. 

Emily accuse les quatre policiers, qui appartiennent tous à la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), de l’avoir violée dans leurs locaux. Deux policiers ont alors été mis en examen et l’un deux a reconnu une relation sexuelle avec la plaignante mais consentie. Une information judiciaire pour "viol en réunion" et "modification de l’état des lieux du crime" a été ouverte. En effet, les bas et les lunettes de la jeune femme ont disparu au moment des faits qu’elle dénonce. A la suite de l’enquête, trois policiers ont été suspendus. 

Des photos auraient disparu

Ce mercredi, de nouveaux éléments ont été révélés dans l’enquête du viol présumé de la touriste canadienne. Des photos mais aussi des vidéos auraient été réalisées ce soir-là mais elles auraient disparu. Autre élément troublant: deux traces d’ADN différentes ont été trouvées sur les sous-vêtements de la jeune femme. Pourtant, un seul policier sur les deux a reconnu une relation sexuelle mais consentie. Selon nos informations, du sperme aurait également été découvert sur sa culotte mais il n’appartient à aucun des fonctionnaires mis en cause en avril dernier. Une enquête va être ouverte afin de déterminer si un autre policier est concerné par les accusations.

C. M. avec Sarah-Lou Cohen