BFMTV

Viol présumé au Quai des Orfèvres: un policier admet des relations sexuelles

Une touriste canadienne de 34 ans accuse quatre hommes de la BRI, l'ancienne brigade "antigang", de l'avoir violée dans leurs bureaux dans la nuit de mardi à mercredi.

Une touriste canadienne de 34 ans accuse quatre hommes de la BRI, l'ancienne brigade "antigang", de l'avoir violée dans leurs bureaux dans la nuit de mardi à mercredi. - -

L'un d'eux a reconnu avoir eu un rapport sexuel consenti avec la Canadienne. Ils devraient être mis en examen pour viol en réunion et modification d'un lieu de crime.

Selon nos informations, trois des quatre policiers soupçonnés du viol d'une Canadienne dans les locaux du 36 quai des Orfèvres ont été déférés. Ils devraient être présentés samedi après-midi à un juge d'instruction pour une éventuelle mise en examen, et une information judiciaire sera ouverte pour "viol en réunion" et "modification d'un lieu de crime". Les trois policiers sont soupçonnés d'avoir fait disparaître les bas et les lunettes de la jeune femme.

Le parquet devrait requérir leur placement en détention provisoire. Le quatrième policier est sorti de sa garde à vue sans charges à ce stade.

Selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP, l'un des trois policiers mis en cause a reconnu avoir eu un rapport sexuel avec la victime.

Onde de choc

L'affaire provoque une onde de choc au sein de l'institution policière.
Une touriste canadienne de 34 ans accuse quatre hommes de la BRI, l'ancienne brigade "antigang", de l'avoir violée dans leurs bureaux dans la nuit de mardi à mercredi. Les quatre suspects sont actuellement en garde à vue. La garde à vue avait été prolongée vendredi.

La jeune Canadienne qui accusait quatre policiers français de viol au 36, quai des Orfèvres ne s'est pas présentée pour une confrontation avec ses agresseurs présumés, a indiqué à BFMTV une source proche de l'enquête. La plaignante est en effet retournée au Canada. Ce samedi matin, les quatre policiers se trouvaient toujours en garde à vue.

C.P.