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Meurtres de Montigny-lès-Metz: la lettre anonyme de Francis Heaulme

Francis Heaulme, à la gauche du procureur de la République Joël Guitton, lors d'une reconstitution à Montingy-lès-Metz, le 3 octobre 2006.

Francis Heaulme, à la gauche du procureur de la République Joël Guitton, lors d'une reconstitution à Montingy-lès-Metz, le 3 octobre 2006. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Une lettre identifiée comme ayant été écrite par le tueur en série prouve qu'il surveillait de près l'enquête sur le meurtre de deux enfants à Montigny-lès-Metz en 1986.

Le tueur en série Francis Heaulme a été récemment identifié comme l'auteur d'un courrier anonyme envoyé à la police peu après le meurtre des deux enfants à Montigny-lès-Metz en 1986, crime pour lequel il sera jugé à partir de lundi, révèle le Républicain Lorrain mardi.

L'enveloppe et son courrier "sont de la main de Francis Heaulme", affirme Christine Jouishomme, graphologue auprès de la Cour de cassation dont l'expertise a été sollicitée par le président de la cour d'assises de Metz, où se tiendra le procès du tueur en série jusqu'au 23 avril. L'analyse ADN du timbre a toutefois révélé un profil génétique féminin inconnu.

Il s'agit d'un témoignage, écrit dans un style quasi télégraphique et truffé de fautes d'orthographe, évoquant une voiture "claire petite genre Peugeot Renault", faisant écho à une Fiat Panda de couleur claire qui était recherchée à l'époque par la police dans cette affaire. Le texte est assorti du dessin d'un visage masculin, annoté de remarques: cheveux "châtains" et "teint pâle".

Déjà condamné pour 9 meurtres

Cette lettre expédiée le 11 octobre 1986 prouve que Francis Heaulme surveillait de près l'évolution de l'enquête dès le début, a estimé l'un des avocats des parties civiles, Me Dominique Boh-Petit.

"Cela n'apporte rien. Ce n'est pas parce qu'il s'exprime dans cette lettre qu'il est coupable", a rétorqué l'avocat de Francis Heaulme, Me Pierre Gonzalez de Gaspard.

Déjà condamné pour 9 meurtres, Francis Heaulme nie être l'auteur du meurtre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, deux enfants de 8 ans assassinés à coups de pierre à Montigny-lès-Metz le 28 septembre 1986. Mais il a reconnu à plusieurs reprises avoir été sur place le jour du meurtre et avoir aperçu les enfants vivants, puis morts.

La rédaction