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VIDEO - Marche républicaine: quand Netanyahu attend le bus

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, semblait plutôt agacé de devoir attendre le bus, dimanche, avant de pouvoir rejoindre la grande marche républicaine à Paris.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, semblait plutôt agacé de devoir attendre le bus, dimanche, avant de pouvoir rejoindre la grande marche républicaine à Paris. - Capture BFMTV

Juste après avoir été reçus à l’Elysée par François Hollande, les différents chefs d’Etat et de gouvernement présents à Paris pour la marche républicaine ont dû prendre le bus pour se rendre sur place. Ce qui a donné lieu à quelques scènes surréalistes, notamment avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

C’est une scène inédite. Peu de temps après avoir été reçus à l’Elysée par François Hollande, la cinquantaine de chefs d’Etats et de gouvernements internationaux, ainsi que leurs impressionnants services d’ordre, ont progressivement pris place dans un important cortège de bus en direction de la grande marche républicaine organisée ce dimanche à Paris en mémoire des victimes des attentats de ces derniers jours en France.

Au milieu de personnalités politiques françaises, on a ainsi pu voir plusieurs dirigeants européens et africains faire la queue avant de prendre place dans les différents véhicules. Une logistique et une organisation draconiennes qui ont donné lieu à quelques images surréalistes, pour des personnalités peu habituées à patienter avant de prendre place quelque part.

Une séquence saisissante

A ce titre, la séquence suivante montrant Benjamin Netanyahu est particulièrement saisissante. On peut y voir le Premier ministre israélien, à quelques centimètres de la caméra de BFMTV, s'étonner de n’avoir pu prendre place dans le premier bus devant lui, quelques secondes après avoir court-circuité la file d'attente devant lui. Le service d’ordre, qui l’entoure, se montre lui-même particulièrement nerveux.

Paris, "capitale du monde"

Paris, "capitale du monde" contre le terrorisme. C'est par ses propos que François Hollande a qualifié l'extraordinaire rassemblement qui se déroule ce dimanche dans la capitale française. En effet, des centaines de milliers de personnes et, donc, une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement convergeaient ce dimanche en début d'après-midi pour une marche immense et inédite d'hommage aux 17 personnes tuées par trois jihadistes français.

Dirigeants du monde entier, personnalités, partis, syndicats, groupes religieux juifs, chrétiens, musulmans, associations mais surtout simples citoyens constituent cette foule monstre. Tout a été réuni pour faire du 11 janvier, avec sa marche républicaine, un jour historique.

"Paris est aujourd'hui la capitale du monde", a salué François Hollande à la mi-journée. "Le pays tout entier va se lever vers ce qu'il a de meilleur".

Un sommet à haute résonance politique

Cet immense cortège est également devenu un sommet à haute résonance diplomatique. En plus du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président palestinien Mahmoud Abbas et le couple royal jordanien sont présents. De même que le président ukrainien, Petro Porochenko, et le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

Participent aussi les plus hauts dirigeants européens, d'Angela Merkel à David Cameron, de Mariano Rajoy à Jean-Claude Juncker en passant par Matteo Renzi, ainsi que huit présidents africains. Des dirigeants plus controversés, comme Viktor Orban (Hongrie) ou Ali Bongo (Gabon), ont également fait le voyage. La Turquie est représentée par son Premier ministre, Ahmet Davutoglu. Le gouvernement français au grand complet sera bien sûr présent.

Jé. M.