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Mariage homo: qui sera à la manifestation?

Les autorités craignent la présence de groupes radicaux à la manifestation du 26 mai contre le mariage homosexuel (Photo d'illustration).

Les autorités craignent la présence de groupes radicaux à la manifestation du 26 mai contre le mariage homosexuel (Photo d'illustration). - -

A deux jours de la manifestation contre le mariage homosexuel, les principaux responsables politiques et associatifs annoncent – ou pas leur participation au défilé, qui promet d’être tendu.

Ira, ira pas? Alors qu’approche la manifestation du 26 mai contre le mariage homosexuel, la tension monte. Les autorités tablent sur la présence de 150.000 à 250.000 manifestants. Parmi eux, certains responsables politiques ou associatifs ont déjà annoncé leur participation, tandis que d’autres hésitent ou capitulent face aux pressions. Les autorités craignent notamment la présence de groupes radicaux.

> Copé ira, mais "c'est la dernière fois"

Du côté de l’UMP, c’est en ordre dispersé qu’on se rendra à la manifestation. Le président du parti a annoncé sa participation, en ajoutant qu’il s’agissait de "la dernière fois". À ses côtés, on apercevra certainement l’ancien président de l’Assemblée Bernard Accoyer, qui compte "défendre les valeurs de la famille". Le député Hervé Mariton, fervent adversaire de la loi, ainsi qu’Henri Guaino, seront présents eux aussi. Nathalie Kociusko-Morizet, qui s'est abstenue lors du vote, n’y sera pas.

Le PS a vivement critiqué leur présence, et a affirmé que Jean-François Copé se comporterait "en homme d’Etat" s’il disait "à ses militants qu’il préfère l’ordre républicain au désordre des groupuscules".

> Frigide Barjot "n'y va pas", mais...

La porte-parole de la "Manif pour tous" a déclaré vendredi à la presse qu'"en l’état actuel des choses", elle "ne pense pas [s]e rendre à la manif". Frigide Barjot a répété avoir reçu "des menaces très graves. C’est ma personne qui est aujourd’hui contestée".

"Je ne suis plus vraiment à la tête du mouvement, cela ne vous aura pas échappé", a-t-elle admis. Mais "le mouvement ne nous échappe pas. C'est moi, Frigide Barjot, qui cristallise les tensions (...), je suis un risque de crispation". La porte-parole du mouvement, qui indique avoir depuis jeudi 16 heures "deux gardes du corps", a toutefois ajouté que sa décision n’était pas "définitive". "Je donne rendez-vous à tout le monde dimanche si on me laisse parler", a-t-elle ajouté.

> Les ultras, eux, en seront

De leur côté, les groupes radicaux affichent leur volonté de participer au mouvement. D'ailleurs, "sur les 37 dernières manifestations représentatives, 28 ont été infiltrées par l'extrême droite", affirme une source proche du dossier qui cite l'Action française, les Jeunesses identitaires, le Gud, Troisième Voie, Terre et Peuple ou encore les Jeunesses nationalistes. Ces ultras, qui pourraient être quelques centaines, auront "envie d'en découdre" pour ce "baroud d'honneur", selon une source policière.

Très actives à Lyon, les Jeunesses nationalistes d'Alexandre Gabriac appellent à manifester pour dire "non" à un "système qu'il faut abattre" et demandent à chacun "de choisir son camp: celui du système, ou celui de la patrie". 

Les catholiques intégristes de Civitas organiseront leur propre défilé contre "les ennemis du mariage, de la famille, de la France".


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A. K. avec AFP