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Manifestations en Europe : et vous, êtes-vous « indigné » ?

"Cette révolution n’est ni de droite, ni de gauche, c'est le bon sens"… En Espagne, des dizaines de milliers des protestataires sont rassemblés sur les places principales de nombreuses villes depuis le 15 mai, contre la stagnation économique et l'austérit

"Cette révolution n’est ni de droite, ni de gauche, c'est le bon sens"… En Espagne, des dizaines de milliers des protestataires sont rassemblés sur les places principales de nombreuses villes depuis le 15 mai, contre la stagnation économique et l'austérit - -

Espagne, Grèce, France… les manifestations à l’appel des « Indignés » se multiplient en Europe. Sans pour autant croire à un « été européen » après le « printemps arabe », l’écrivain Stéphane Hessel parle d’une « indignation souhaitable et légitime ». Et vous, qu’en pensez-vous ?

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé « ne croit pas à un été européen », après le « printemps arabe ». Stéphane Hessel, auteur du best-seller Indignez-vous !, n’y croit pas non plus, mais il n’est « pas surpris » que les manifestations se multiplient en Europe, et notamment en France, en solidarité avec les « indignés » espagnols.

« Tunisiens, Egyptiens et Syriens nous donnent le bon exemple »

Ce lundi matin en direct sur RMC, Stéphane Hessel a donné son point de vue sur cette mobilisation : « Je crois que de plus en plus de jeunes et de moins jeunes estiment qu’ils ne sont pas gouvernés comme ils voudraient l’être. Et ils ne militent pas pour autant dans des partis ; comme les Espagnols, comme les arabes du nord de l’Afrique, ils sont indignés par la façon dont on ne tient pas compte de leurs revendications. […] Les Tunisiens, les Egyptiens, les Syriens… nous donnent le bon exemple. Cette indignation est souhaitable. »

« Les gens souffrent de ce qu’on fait tout pour les banques et rien pour les salariés »

« Pas surpris qu’il y ait ces manifestations car il y a des mécontentements », Stéphane Hessel ajoute : « Les gouvernants sont pris en fourchette par l’économie financière non régularisée et les gens souffrent de ce qu’on fait tout pour les banques et rien pour les salariés. C’est ce type de déséquilibre entre les gouvernants qui se veulent démocratiques et les forces financières qui n’en font qu’à leurs têtes, qui suscite une légitime indignation. »

« Contre le chômage, la corruption, le capitalisme… »

Que ce soit en Grèce, en France ou en Espagne, les revendications sont très hétéroclites : contre « le chômage, la précarité et la corruption » ; contre les « dérives de la démocratie » ; contre les effets des politiques d’austérité ; pour une meilleure représentativité des peuples ; contre les excès du capitalisme.

La Rédaction