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Grève de la fonction publique demain : qui sera touché ?

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A l’occasion de la grève dans la fonction publique prévue ce jeudi 15 mai, le point sur les secteurs touchés.

Cinq fédérations d'enseignants (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education), deux syndicats lycéens et trois organisations étudiantes appellent à la grève pour la défense de l'emploi et du pouvoir d'achat. Des centaines de manifestations sont prévues dans toute la France.

Des écoles très perturbées
Prenez vos précautions si vous avez des enfants qui doivent aller à l'école. Beaucoup d'enseignants feront grève et le service minimum voulu par le gouvernement ne fonctionnera que dans 2000 communes dans toute la France.

Les collectivités touchées
Grève également dans les ministères et dans les collectivités territoriales : les musées, les centres des impots, les trésoreries, les douanes seront touchés.

Poste et ANPE dans le mouvement
Vous risquez également de ne pas avoir de courrier jeudi, les agents de la Poste suivent le mouvement. Tout comme l'ANPE : dans beaucoup d'agences vous trouverez porte close.

Transports et hôpital peu perturbés
A l'hopital, en revanche, malgré la grève, les soins seront assurés. Les agents sont réquisitionnés. Enfin, sachez qu'il n'y aura pas de perturbations à la SNCF ou à la RATP, mais qu'il risque d'y avoir des retards pour le transport aérien.

Le service minimum encore contesté

Selon le SNUIpp, principal syndicat des instituteurs, 63% d'entre eux seront en grève pour dénoncer les suppressions de postes, ou encore les modalités de la réforme des programmes scolaires en maternelle.

Enseignants et lycéens ont prévu de manifester, l'Education Nationale sera donc évidemment très touchée. Et le service minimum, promesse de campagne du candidat Sarkozy sera expérimenté pour la deuxième fois.

Seulement 10 % des communes possédant une école devraient le mettre en place. Le système est refusé par les municipalités de gauche qui dénoncent une atteinte au droit de grève. Mais même dans des municipalités de droite, le service minimum n'est pas toujours bien vu.

La rédaction et Yannick Olland