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EN DIRECT - Manifestation sous haute sécurité à Paris

Les manifestations reprennent contre la loi Travail.

Les manifestations reprennent contre la loi Travail. - Capture BFMTV

Des manifestations contre la loi Travail ont eu lieu un peu partout en France. A Paris, le cortège était placé sous haute surveillance. 113 interpellations ont eu lieu lors des différents rassemblements.

>> L'ESSENTIEL

  • A Paris, 60.000 personnes ont manifesté, selon les syndicats et 19 à 20.000 selon la police
  • Dans toute la France, 70.000 personnes ont défilé selon les autorités, 200.000 selon la CGT
  • 95 personnes ont été interpellées à Paris, notamment pour du matériel pouvant servir de projectile. Au total, 113 interpellations ont eu lieu dans toute la France
  • Des incidents ont éclaté à Rennes, des poubelles ont été incendiées devant un commissariat
  • Plusieurs milliers de policiers étaient mobilisés dans toute la France

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18h55 - "J’ai pas conséquent pris la décision d’interdire ces manifestations", assure le ministre de l'Intérieur

Bernard Cazeneuve à la rescousse de Manuel Valls? Le ministre de l'Intérieur a assuré avoir lui même pris la décision d'interdire, dans un premier temps, la manifestation de ce jour à Paris, alors que des voix parlaient de désaveu pour le Premier ministre. "J’ai pas conséquent pris la décision d’interdire ces manifestations", a déclaré le patron de Beauvau après avoir détaillé les différents échanges entre le gouvernement et les syndicats.

18h45 - "Il n'y a pas eu de casse, ni heurts, ni blessés" se réjouit Bernard Cazeneuve

Le ministre de l'Intérieur a dressé un bilan satisfaisant de cette nouvelle journée de mobilisation, épargnée par les incidents. "Il n’y a pas eu de casse, il n’y a pas eu de heurts, il n’y a pas eu une grenade lacrymogène de lancée, il n’y pas eu un blessé", a détaillé Bernard Cazeneuve, alors que 2.100 policiers étaient mobilisés à Paris et que des mesures strictes de sécurité ont été prises. Ajoutant que le rassemblement s'est déroulé dans "des conditions optimales".

"C’est la démonstration que lorsqu’avec dialogue et avec fermeté on organise des opérations de manifestation avec la volonté d’atteindre l’équilibre entre la sécurité que l’on doit aux biens, aux personnes et aux forces de l’ordre et la liberté de manifester les choses se passent bien", a -t-il poursuivi.

18h40 - 11 gardes à vue après les manifestations

Onze personnes ont été interpellées ce jeudi en marge des manifestations contre la loi Travail. Dans le détail, deux individus sont en garde à vu pour port d'engins pyrotechniques, quatre pour attroupements armés, deux pour port d'arme, deux pour dégradations, un pour violence contre les policiers.

18h20 - La CGT annonce plus de 200.000 manifestants

La guerre des chiffres une nouvelle fois. La CGT, par la voix de son leader Philippe Martinez, annonce "plus de 200.000" personnes mobilisées ce jeudi contre la loi Travail dans toute la France. "La mobilisation, la détermination est toujours là", a assuré Philippe Martinez sur RTL.

18h05 - Environ 70.000 manifestants dans toute la France

Le ministère de l'Intérieur a annoncé avoir recensé 70.000 manifestants contre la loi Travail dans toute la France. Ces manifestations ont donné lieu à 113 interpellations, la plupart à Paris.

D'après ces chiffres, il s'agit de l'un des mobilisations les moins fortes depuis le début de la contestation au mois de mars.

17h25 - Des dégradations recensées à Rennes

De nombreuses dégradations ont été recensées à Rennes au cours de la manifestation contre la loi Travail. Six vitrines de commerces ont été dégradées, des tags recouvrent environ 300 m² de façade et un véhicule d'une société privée a été endommagé.

Au début de la manifestation, 1.500 personnes participaient à la manifestation.

17 heures - 40.000 manifestants à Marseille selon les syndicats

40.000 personnes ont participé à la manifestation contre la loi Travail à Marseille selon les syndicats. Un rassemblement encadré par un service d'ordre très présent. "Il faut que le gouvernement réaliser que son projet de loi plus personne n’en veut", assure Olivier Mateu, le délégué départemental de la CGT.

16h35 - "Ce n'est pas la manifestation qu'on souhaitait faire", assure Olivier Besancenot

Olivier Besancenot a exprimé sur BFMTV sa déception. "Ce n'est pas la manifestation qu'on souhaitait faire", l'ancien candidat du NPA à la présidentielle, parlant alors de "mascarade". "On est beaucoup plus nombreux, on a le droit de manifester, a-t-il poursuivi. On ne lâchera pas l’affaire et le gouvernement sera obligé de nous laisser manifester."

16h10 - 19 à 20.000 manifestants selon la police

La préfecture de police de Paris a annoncé que 19 à 20.000 personnes ont manifesté cet après-midi dans le quartier de la Bastille. Les syndicats avancent eux le chiffre de 60.000 participants.

15h55 - Un groupe de manifestants se dirige vers Nation

Selon nos informations, environ 200 manifestants, présents place de la Bastille, ont pris la direction, dans le calme, de la place de la Nation. Ils se sont rapidement dispersés.

15h33 - Force Ouvrière et la CGT revendiquent 60.000 manifestants à Paris

Le syndicat ouvrier et la CGT annoncent la présence de 60.000 manifestants autour de la place de la Bastille, à Paris.

15h22 - Le nombre d'interpellations grimpe

Selon la préfecture de Paris, 95 personnes ont été interpellées ou emmenées pour des contrôles d'identité depuis le début de cette nouvelle journée de manifestations.

14h45 - 85 interpellations préventives à Paris

La préfecture de police de Paris a annoncé que les forces de l'ordre avaient procédé à 85 interpellations préventives avant le début de la manifestation à Paris

14h35 - La manifestation parisienne s'est élancée

Les manifestants parisiens, parmi lesquels figurent les leaders de la CGT et de FO, ou encore des élus écologistes, se sont élancés depuis la place de la Bastille.

14h20 - Des véhicules incendiés devant un commissariat de Rennes

La manifestation contre la loi Travail à Rennes connaît de nombreux incidents. Des poubelles ont été incendiés ainsi que des véhicules stationnés devant le commissariat de la ville par 200 à 300 individus cagoulés.

Des incidents ont éclaté à Rennes.
Des incidents ont éclaté à Rennes. © Jean-François Monier - AFP

14 heures - "Allez Manuel, un peu de souplesse", lance Jean-Claude Mailly

Le leader de Force ouvrière a assuré que "la balle est dans le camps du gouvernement" concernant la loi Travail. Répondant sur BFMTV aux déclarations de François Hollande, Jean-Claude Mailly assure qu'il y a deux interprétations possibles. "Aller jusqu'au bout, ça veut dire qu'une loi sera votée (...) mais dans quelles conditions?", questionne-t-il espérant qu'un "dialogue social s'engage".

Expliquant que les syndicats avaient fait des propositions, il en appelle au gouvernement. "allez Manuel, un peu de souplesse !", lance-t-il à l'attention du Premier ministre.

13h45 - "Ils ont un peu disjoncté", s'amuse Cécile Duflot

La députée écologiste, comme de nombreux autres membres de son parti, sont réunis place de la Bastille pour participer à la manifestation contre la loi Travail. "Il n'y a pas de majorité pour voter cette loi à l'Assemblée", note Cécile Duflot, estimant que "la mobilisation est liée à l'obstination du gouvernement" sur certains articles.

Concernant l'organisation du rassemblement, Cécile Duflot préfère s'en amuser. Citant en vrac le tracé choisi, le périmètre bouclé ou les fouilles de sacs, la députée l'assure: "Ils ont un peu disjoncté (...) En être à faire une manifestation dans un manège, peut-être qu’on va voir un pompon tomber du génie de la Bastille c’est quelque part drôlatique et méprisant vis-à-vis des manifestants."

13h35 - Déjà 19 personnes interpellées à Paris

La porte-parole de la préfecture a annoncé sur BFMTV que 19 personnes avaient été interpellées par les forces de l'ordre déployées "pour du matériel qui pouvait servir de projectile". Parmi ces individus, l'un d'entre eux était sous le coup d'une interdiction de manifester.

"Nous sommes prêts mais nous restons vigilants", assure Johanna Primevert.

13h30 - Une mobilisation nationale contre la loi Travail

Des manifestations sont prévues partout en France ce jeudi 23 juin. A Lille, Lyon, au Havre, à Toulouse, Rennes, Brest ou encore Marseille des défilés ont lieu dans la journée.

12h54 - Tous les manifestants sont fouillés à Paris

La manifestation de Paris est sous haute sécurité. L'ensemble des participants et leurs effets sont fouillés par les policiers mobilisés. Mercredi, le préfet de police de Paris avaient demandé aux manifestants de ne pas venir avec des sacs.

12h38 - Toulouse se lance

12h28 - François Hollande ne plie pas

Le président de la République a déclaré qu'il irait "jusqu'au bout" sur la loi Travail alors que se réunissent un peu partout en France des dizaines de milliers de personnes pour demander le retrait du projet.

12h06 - Le rassemblement commence à Paris

11h52 - Marseille se lance à son tour

11h25 - Début de cortège à Rouen

Rouen lance sa manifestation. Plusieurs centaines de personne ont commencé à défiler dans les rue de la ville.

11h16 - "Allô Houston? On a un problème"

Au vu de la physionomie du parcours défini par la préfecture, la manifestation parisienne pourrait bien connaître des problèmes de place. Selon nos calculs, impossible de faire entrer plus de 60.000 personnes autour du bassin de l'arsenal. A moins de rester complètement statiques.

10h48 - Clermont-Ferrand prépare ses banderoles

Plusieurs dizaines de manifestants commencent à se rassembler à Clermont-Ferrand. Ambiance festive et musique au programme.

10h44 - Le défilé commence à Reims

Quelques centaines de personnes ont commencé à manifester contre la loi Travail à Reims (Marne) dans une ambiance bon enfant.

10h39 - A Paris, un parcours réduit et ultra-sécurisé

10H30 - Paris se prépare

Suite aux dégradations observées en marge des manifestations précédentes, la préfecture a décidé de retirer tout ce qui casse sur le parcours du rassemblement d'aujourd'hui. Les vitres des abribus ont été retirées, ainsi que les grilles qui protègent habituellement les arbres parisiens.

10h23 - Le rassemblement débute à Caen

Les premiers manifestants ont commencé à se réunir à Caen (Calvados) où sont attendus quelques milliers de marcheurs.

9h30 - Un revirement "incompréhensible"

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qualifie le revirement du gouvernement sur l'autorisation de la manifestation "d'incompréhensible". "Si cela devait entraîner le fait que sur le contenu du texte, on fasse un petit bidouillage pour essayer d'éteindre le feu ici ou là, ce serait totalement inacceptable pour la CFDT", estime-t-il, interrogé par LCI. Mercredi, le syndicat, soutien du gouvernement sur la loi Travail, avait "condamné" l'interdiction avant le revirement annoncé.

8h50 - Hollande doit prendre "une responsabilité"

Pour Jean-Claude Mailly, François Hollande va devoir "à un moment donné prendre une responsabilité" dans le conflit sur le projet de loi Travail. Dans "les conflits importants qu'on a connus - je pense au conflit de 2006 sur le CPE - à un moment donné, même si ce n'est pas le président en tant que tel, c'est au niveau de l'Elysée que ça s'est réglé", se souvient le secrétaire général de Force ouvrière sur Europe 1.

8h45 - "Pas de contact avec Valls depuis le 28 mai"

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, cible Manuel Valls. "Dès qu'une porte s'entrouve pour trouver une solution, il la ferme", affirme-t-il sur BFMTV et RMC. Le leader de la contestation contre la loi Travail affirme par ailleurs n'avoir pas eu de contact avec le chef du gouvernement "depuis le samedi 28 mai".

8h30 - Rassemblement sous haute sécurité

Au total, 14 escadrons de gendarmerie mobile, 11 compagnies de CRS, une compagnie d'intervention, 25 brigades d'information de voie publique, six de la brigade anti-criminalité et trois lanceurs d'eau sont mobilisés jeudi. Tous ont des consignes d'interpellation dès la moindre violence. A cela s'ajoutent les forces de l'ordre en charge de la circulation, du renseignement de la préfecture de police, de la brigade fluviale et les services de sécurité des syndicats. 

P.A. et J.C.