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Défilé militaire du 14-Juillet: le GIGN, le Raid et la BRI à l'honneur

En premier plan en ce début d'année lors des attentats qui se sont déroulés en France, des membres du GIGN, du Raid et de la BRI vont défiler pour la première fois lors d'un 14-juillet.

Habitués à la libération d'otages, aux interventions spéciales mais surtout au travail dans l'ombre, les hommes du GIGN, du Raid et de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) vont faire leurs premiers pas sur les Champs-Elysées, mardi. Les troupes d'élite du ministère de l'Intérieur vont être mise à l'honneur lors du défilé du 14-Juillet. 

Ils seront 21 à défiler en deuxième position, juste derrière les soldats mexicains, invités exceptionnels de cette parade. François Hollande, le président de la République, les a conviés pour saluer leur action, notamment lors des attentats en région parisienne en janvier dernier. 

"Fiers de ce qu'ils ont fait"

Ce sont eux qui sont intervenus lors de l'assaut dans l'imprimerie à Dammartin-en-Goële où s'étaient retranchés les frères Kouachi et lors de la prise d'otages de l'Hyper Cacher à Paris. "Je crois que les hommes du GIGN sont fiers de ce qu'ils ont fait et ils sont surtout très heureux de la reconnaissance des citoyens français vis-à-vis de leurs actions", assure à France 2 leur patron, le colonel Bonneau. 

Même son de cloche du côté des hommes de la BRI: "Nous sommes des gens de l'ombre, nous aimons y rester mais eu égard aux événements de janvier et aux remerciements, nous acceptons bien volontiers cette légère entorse à nos préceptes", détaille dans Ouest-France le commandant Jules. Cette participation leur permettra également de rendre hommage à Ahmed Merabet, Clarissa Jean-Philippe et Franck Brinsolaro, les trois policiers décédés lors des attentats.

Aucun gros plan autorisé

Soldats de l'ombre, pour leur sécurité, les membres des troupes d'élite apparaissent toujours le visage couvert. Pour ce jour particulier, ils tomberont la cagoule. "Il n'est pas question de se cacher sous une cagoule quand on marche sous le drapeau français", explique le colonel Bonneau à Europe 1. Les six hommes du GIGN porteront toutefois un képi. Et pour régler le problème d'anonymat, les militaires sélectionnés pour défiler ne sont plus opérationnels.

Côté policiers, les conditions seront différentes. Les sept membres de la BRI comme ceux du Raid porteront eux un casque d'intervention et des lunettes noires. "On est arrivé à pallier la question de l'anonymat mais c'est vrai que c'est quelque chose de relativement nouveau de se retrouver à la lumière", assure le commandant Eric, du Raid.

Enfin, dernière mesure: des consignes ont été passées aux médias. Aucun gros plan de ces hommes ne sera autorisé pendant la diffusion du défilé par les chaînes de télévision. Reste la question de la gestion des photographes du public.

Justine Chevalier