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Déblocage de la raffinerie de Fos-sur-Mer: "On s'est fait tirer dessus au flash-ball"

Des militants CGT, opposés à la loi Travail, ont été dégagés ce mardi matin par les forces de l'ordre de la raffinerie qu'ils occupaient à Fos-sur-Mer. Certains syndicalistes s'indignent de la forme tandis que le préfet de police a jugé cette intervention "inévitable" pour la sécurité.

Une intervention des forces de l'ordre a été menée ce mardi matin pour dégager les accès à la raffinerie ainsi qu'au dépôt de carburants de Fos-Sur-Mer, bloqués depuis lundi par des militants CGT opposés à la loi Travail. Certains syndicalistes estiment avoir assisté à des "scènes de guerre" lors de ce déblocage.

"Ils ont gazé, on s’est fait tirer dessus au flash-ball et ils ont arrosé tout le monde au canon à eau", rapporte Olivier Mateu, le secrétaire général de l'union départementale de la CGT des Bouches-du-Rhône sur BFMTV.

Plusieurs centaines de CRS sont passés à l'offensive "sans la moindre sommation", décrit même le syndicaliste.

Emmanuel Lépine, un autre syndicaliste, responsable de la branche pétrole, a de son côté affirmé sur BFMTV qu’il y avait "des blessés côté CGT". Il a également appelé au durcissement du mouvement pour ne pas "courber l’échine face à la force brute".

Ce mardi, toutes les raffineries de France (huit sur huit) sont désormais en grève.

Une intervention "inévitable" pour la police

Côté forces de l'ordre, la version des faits est bien différente. "Les CRS se sont présentés sur les barrages et ont essuyé immédiatement de nombreux jets de projectiles, divers et variés", a indiqué sur BFMTV Laurent Nunez, le préfet de police des Bouches-du-Rhône.

"Des feux de palettes et de pneus ont été allumés à proximité d'endroits très sensibles, ce qui a rendu inévitable l'intervention des forces de l'ordre", a-t-il justifié.

Par ailleurs, le préfet de police a tenu à saluer la détermination et le courage des forces de l'ordre. "Sept policiers et gendarmes ont été légèrement blessés", a affirmé Laurent Nunez.

P. P.