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Calaisiens à Paris: "Nous avons été écoutés", se félicitent les commerçants de la ville

Antoine Ravisse, le président du Grand rassemblement du Calaisis, ce lundi à Paris.

Antoine Ravisse, le président du Grand rassemblement du Calaisis, ce lundi à Paris. - BFMTV

"Ce n'est qu'un début, mais malgré tout nous sortons d'une longue réunion de travail avec des membres du cabinet de L'Elysée". Plusieurs centaines d'habitants de Calais se sont rassemblés lundi à Paris, à proximité du ministère de l'Economie, avant d'être reçus à l'Elysée, pour demander que le Calaisis, par où transitent des centaines de migrants, soit reconnu "en état de catastrophe économique exceptionnelle".

"Nous avons été écoutés", s'est félicité Antoine Ravisse, le président du Grand rassemblement du Calaisis, une association de défense des commerçants de Calais, à l'issue de la réunion à l'Elysée, ce lundi après-midi.

L'Etat s'engage sur trois points

"Trois points ont été confirmés", a-t-il annoncé devant la presse. "La poursuite du démantèlement de la jungle, qui est une condition sine qua non pour qu'à Calais, on retrouve une espèce de tranquilité", a-t-il d'abord énoncé. "Deuxièmement, la confirmation de la ligne de ferroutage Calais-Perpignan", qui va démarrer le 29 mars, a-t-il poursuivi.

"Enfin, l'Etat nous a annoncé que ses services allaient mettre en place une cellule d'urgence", une "sorte de guichet unique" pour permettre aux entreprises et aux commerces du Calaisis qui estiment avoir subi un préjudice, du fait de la crise migratoire, d'accéder à "un éventuel allègement de charges", a-t-il expliqué.

"Evidemment, ce n'est qu'un commencement et nous allons nous revoir", a promis Antoine Ravisse. 

C. P.