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Aéroport de NDDL: un millier de personnes ont "déambulé" à Nantes

Un millier de personnes a déambulé à Nantes contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes.

Un millier de personnes a déambulé à Nantes contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes. - JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Alors que certains manifestaient en ville pour dénoncer les expulsions, le président (L.R.) de la région a apporté son soutien à un couple qui possède une maison en bordure de la ZAD.

Un millier de personnes, selon la police, ont participé samedi après-midi dans le calme à une "déambulation" dans les rues de Nantes contre le projet de transfert de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Les opposants ont distribué des tracts aux passants et dansé des farandoles, au son des binious, avant que le rassemblement ne se disperse vers 16h30.

Certains manifestants portaient des pancartes "Non aux expulsions à NDDL", alors que la justice rendra lundi sa décision sur l'éventuelle expulsion de familles et d'agriculteurs installés sur les terres prévues pour accueillir le futur aéroport, et réclamée par le concessionnaire du site.

Le président de la région voudrait "évacuer la ZAD"

Le président de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau (Les Républicains), s'est par ailleurs rendu samedi à Notre-Dame-des-Landes pour "témoigner son soutien" à un couple dont une maison, située en bordure de la "Zad", la zone dédiée au projet d'aéroport, a subi des dégradations vendredi soir. Le couple, qui avait porté une pétition de plus de 1.600 signatures réclamant l'évacuation de la Zad, "a été victime d'une opération de vendetta", a dénoncé Bruno Retailleau. "A ceux qui me disent que l'évacuation de la Zad est un risque, je dis que le risque est encore plus important à ne pas évacuer la Zad parce que c'est donner le signal que l'Etat donne le dernier mot aux ultra-violents", a-t-il affirmé à l'AFP.

Des insultes et des inscriptions comme "la maison sera à nous bientôt" ont été taguées sur des murs à l'intérieur de la maison appartenant au couple, a constaté un photographe de l'AFP. Selon la gendarmerie, les propriétaires de cette maison, qui n'est pas leur résidence principale, ont déposé plainte pour dégradations volontaires.

la rédaction avec AFP