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Les proviseurs fustigent la sécurité aux abords des lycées

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- - Un lycée à paris - Illustration Google Street View

Les proviseurs ont fustigé mardi, la méthode de traitement de la sécurité aux abords des lycées, après le meurtre d'un élève de terminale lundi à Paris.

La sécurité aux abords des lycées "ne peut plus être traitée par la méthode Coué", a protesté mardi le premier syndicat des proviseurs, au lendemain de la mort d'un lycéen parisien poignardé près de son établissement.

Lundi midi, un lycéen de 17 ans a été poignardé mortellement lors d'une altercation avec un groupe de jeunes à Paris, à proximité de son établissement, le lycée Charles-de-Gaulle, dans des circonstances qui restent encore à établir. Un jeune homme de 17 ans était en garde à vue mardi dans ce dossier.

Trois élèves tués depuis le début de l'année scolaire

Lundi après-midi, un autre incident a eu lieu dans un établissement voisin. Une vingtaine de jeunes extérieurs au lycée Ravel, également situé dans le XXe arrondissement, ont tenté d'y pénétrer avant d'être repoussés par le personnel de direction et enseignant. Deux personnes ont été légèrement blessées.

"Encore une fois, des personnels de direction se sont retrouvés à devoir protéger leur communauté en l'absence de tout personnel de sécurité dans les lycées et les collèges", a regretté le SNPDEN-Unsa dans un communiqué.

Au total, "trois élèves ont été assassinés depuis le début de l'année scolaire" et "près de dix personnels de direction blessés en voulant protéger leur communauté: la question de la sécurité des accès et des abords des établissements ne peut plus être traitée par la méthode Coué", a-t-il déploré.

G.D. avec AFP