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Les buralistes dénoncent l'erreur "historique" de l'adoption définitive du paquet neutre

Un paquet neutre

Un paquet neutre - AFP

La Confédération des buralistes a qualifié jeudi d'"erreur historique" l'adoption définitive du paquet neutre par le Parlement, qui sera obligatoire en mai 2016. Le projet de loi controversé sur la Santé a été adopté définitivement jeudi par un ultime vote de l'Assemblée.

"Une erreur historique" selon les buralistes

Le texte prévoit que les paquets de cigarettes auront tous la même forme, la même taille, la même couleur et la même typographie, sans logo. Le nom de la marque ne figurant qu'en petits caractères. La Confédération des buralistes dénonce dans un communiqué une "erreur historique" avec "cette mesure qui va toucher les buralistes et la France des territoires au coeur".

Elle "s'insurge contre ce coup porté au réseau des buralistes, et déplore l'autisme d'une ministre de la Santé (Marisol Touraine) qui s'obstine à imposer une mesure inefficace, déstabilisante et dégradante pour les buralistes". "Nous sommes révoltés, en colère contre un Etat qui nous lâche, contre une ministre de la Santé sourde et campée sur sa position d'imposer une mesure dont l'effet n'a jamais été prouvé, et qui va déstabiliser profondément notre réseau", a déclaré le président de la Confédération, Pascal Montredon, cité dans le communiqué.

Une mesure "santé-spectacle"

Il évoque "une mesure de politique de 'santé-spectacle', implantée de force dans un projet de loi sans aucune étude d'impact, notamment sur les conséquences pour notre réseau". Pascal Montredon ajoute que "le paquet neutre a été rejeté massivement par le Sénat le 16 septembre, par 228 voix contre 16. Et à l'Assemblée, le 26 novembre, il est passé à deux voix près: 54 contre 56. Cela nous prouve bien que les parlementaires ne sont pas convaincus par cette mesure".

Les buralistes se sont mobilisés à plusieurs reprises ces derniers mois, via des manifestations, des campagnes de mobilisation et de pétitions. La Confédération indique que "la mobilisation continue, malgré la fin de la bataille parlementaire. Nous suivrons attentivement les résultats du recours devant le Conseil Constitutionnel. Et en cas de décision défavorable au réseau, nous épuiserons tous les autres recours à notre portée. Nous ne lâcherons pas!", résume Pascal Montredon.

Les députés Les Républicains avaient saisi début décembre le Conseil constitutionnel sur l'ensemble du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2016.

A.-F. L. avec AFP