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Le Sud-Ouest de nouveau frappé par la grippe aviaire

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- - (Photo d'illustration) - AFP

Après le Tarn, le virus se propage dans les départements voisins du Gers, du Lot-et-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Les exportations, de foie gras notamment, vont être impactées alors que Noël approche.

C'est un coup dur pour la filière volailles et foie gras à quelques semaines de Noël, qui va devoir encore attendre pour reprendre ses exportations hors d'Europe. Quelque 7.000 canards ont été abattus et 4.500 morts de maladie dans le Tarn, selon la préfecture, et le virus s'est rapidement propagé dans les départements du Gers, avec trois élevages touchés, des Hautes-Pyrénées et du Lot-et-Garonne. Toutefois, les foies gras déjà produits ne sont pas concernés.

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Un premier foyer de grippe aviaire H5N8 a été confirmé dans un élevage de canards, à Amayrac, dans le Tarn, a annoncé ce vendredi dans la matinée le ministère de l'Agriculture. Pour les autres élevages du Tarn, il y a des "cas de suspicion, les prélèvements sont en cours", a souligné la préfecture du département. Un cas a par ailleurs été décelé dans les Hautes-Pyrénées, selon la préfecture de ce département.

Des exportations pénalisées

La propagation du virus ne permettre pas à la France de retrouver le 3 décembre, comme envisagé, son statut de pays "indemne" d'influenza aviaire. Or ce statut, perdu par la France il y a un an à la suite d'un précédent épisode de grippe aviaire, est indispensable pour pouvoir exporter volailles et foie gras dans de nombreux pays hors d'Europe, comme le Japon.

"Il y aura du foie gras pour la fin de l'année. La seule chose que ça remet en cause c'est le statut indemne qui permet ensuite de pouvoir exporter sans aucun problème", a tenu à rassurer le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll.

Ces nouveaux cas ne présentent aucun lien avec l'épisode survenu l'an dernier dans le sud-ouest de la France, où c'est une mutation d'un virus qui circulait jusque-là sans provoquer d'hécatombe qui était en cause.

Mais pour les producteurs de foie gras du Sud-Ouest déjà fortement éprouvés, l'objectif est "d'éteindre les premières braises pour éviter la propagation de l'incendie", a indiqué le président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), Christophe Barrailh.

En 2015, la France avait exporté près de 5.000 tonnes de foie gras, sur les 19.200 tonnes produites dans l'Hexagone.

P. P. avec AFP