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Le numéro "anti-relous" désactivé après un "déferlement de haine"

Mis en place vendredi après-midi, le numéro de téléphone permettant aux femmes de se débarrasser des dragueurs trop lourds a été momentanément désactivé par ses créateurs, qui ont rapporté un grand nombre de messages malveillants, et un "déferlement de haine".

Saturé par les trolls, le service a finalement été désactivé. Le numéro de téléphone "anti-relous" mis en place par deux militants féministes en fin de semaine dernière afin d'aider les femmes à se débarrasser des dragueurs trop insistants a été momentanément désactivé, lundi, alors que ses créateurs ont rapporté sur Twitter avoir été victimes d'un "déferlement de haine" de la part de trolls. 

Victime de son succès

Le 06.44.64.90.21, que les femmes pouvaient donner à un homme se montrant un peu trop persistant pour obtenir leur numéro de téléphone, envoyait un SMS aux dragueurs, pour leur rappeler la notion de consentement et la liberté de la femme à dire "non".

En l'espace de quelques heures ce week-end, le service avait été très sollicité. Au point d'être rapidement victime de son succès. Les deux créateurs, Clara Gonzales et Elliot Lepers, avaient été obligés de couper momentanément le service une première fois dimanche, pour des raisons financières, avant de lancer un appel aux dons. 

Messages malveillants

Mais lundi soir, les deux militants ont annoncé sur Twitter suspendre à nouveau momentanément le numéro, en raison d'un "déferlement de haine".

Selon Elliot Lepers, le numéro de téléphone a été sollicité 25.000 fois depuis vendredi 16 heures. Parmi ces messages, 16.000 étaient malveillants, explique le militant, sur son compte Twitter. D'après lui, le service aurait été victime d'un vaste "trolling" coordonné provenant de membres d'un forum du site Jeux-Vidéos, dans le but de faire dépenser de l'argent inutilement aux deux créateurs du numéro, chaque envoi de SMS coûtant 16 centimes d'euros. 

Clara Gonzales a en outre fait état de messages de haine reçus en grand nombre, via les réseaux sociaux.

A.S.