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Un numéro de téléphone pour se débarrasser des dragueurs trop lourds

(photo d'illustration)

(photo d'illustration) - Roslan Rahman - AFP

Inspirées par une idée américaine, deux militantes féministes viennent de mettre en place un numéro de téléphone que les femmes pourront donner pour se débarrasser des dragueurs trop insistants.

Toutes les femmes se sont déjà retrouvées au moins une fois face à un homme insistant pour prendre leur numéro de téléphone. Parfois, cette insistance se révèle être si forte qu'il est compliqué de ne pas céder, afin de pouvoir repartir tranquillement. Pour lutter contre les dragueurs trop persistants, deux militantes féministes ont mis en place un numéro de téléphone spécial, le 06.44.64.90.21, à donner à ce fameux prétendant, rapporte France Info.

"Si vous lisez ce message, c'est que vous avez mis une femme mal à l'aise"

S'il envoie un texto, celui-ci recevra une réponse automatique une heure après, afin qu'il se soit éloigné physiquement de sa "cible". "Bonjour! Si vous lisez ce message, c'est que vous avez mis une femme mal à l'aise. Avec vous, elle ne s'est pas sentie en sécurité. Ce n'est pas très compliqué: si une femme dit 'non', inutile d'insister. Apprenez à respecter la liberté des femmes et leurs décisions. Merci", dit ce SMS.

Objectif: rappeler a posteriori au dragueur la notion de consentement, alors que le dialogue est généralement compliqué sur le moment. "Si on est dans la rue, dans un bar et qu'il y a un mec relou, pas dangereux mais qui est quand même insistant, et qu'on n'a pas envie de rentrer dans des explications sur le consentement, l'idée c'est qu'on lui donne ce numéro pour s'en débarrasser", résume auprès de France Info Clara Gonzales, l'une des deux militantes derrière ce concept, pour qui il s'agit de faire de la "pédagogie collective" au sujet du consentement. 

La jeune femme de 26 ans a monté le projet en l'espace de quelques instants, vendredi 27 octobre. Elle dit s'être inspirée d'une initiative semblable mise en place par le site américain The Mary Sue, qui a lancé le 23 octobre une hotline anti-dragueurs insistants, basée sur ce même principe.

A.S.