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Le gouvernement condamne les casseurs de l'Hôpital pour enfants Necker à Paris

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Bernard Cazeneuve et Marisol Touraine ont évoqué "des casseurs" comme responsables des bris de verre,ce que confirme une vidéo, publiée sur Periscope pendant la manifestation de mardi.

En marge de la manifestation contre la loi Travail, qui a battu des records de mobilisation, un petit groupe d'individus s'en est pris mardi aux vitres de l'Hôpital Necker pour enfants, causant des dégâts superficiels, mais qui ont très vite fait réagir.

"Des choses choquantes"

Au micro de BFMTV, la ministre de la Santé Marisol Touraine a expliqué que derrière ces vitres se trouvaient des blocs opératoires et qu'ils étaient utilisés au moment des faits.

"Il y a des enfants qui se trouvaient dans les blocs opératoires, ou qui entraient dans les blocs opératoires, et certains n’étaient pas encore endormis et c’est donc évidemment des choses qui sont choquantes" a estimé la ministre avant de préciser que l'enfant de trois ans des policiers tués à Magnanville s'y trouvait aussi. 

De leur côté, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve comme le patron de Les Républicains Nicolas Sarkozy ou le numéro 2 du FN Florian Philippot ont qualifié la situation d'"inacceptable" alors que l'AP-HP a décidé de porter plainte contre X pour les dégradations subies. 

Un acte isolé

Bernard Cazeneuve et Marisol Touraine ont évoqué "des casseurs" comme responsables des bris de verre,ce que confirme une vidéo, publiée sur Periscope pendant la manifestation de mardi. On y voit deux personnes, portant capuches et cagoules, donner des coups de barre de fer dans la vitre de l'hôpital avant de prendre la fuite.

En tout, 21 personnes ont été interpellées mardi après des affrontements avec les forces de l'ordre qui ont fait plusieurs dizaines de blessés parmi les manifestants et les policiers. Dans la soirée, un groupe de casseurs a par ailleurs incendié plusieurs voitures dans le 11ème arrondissement, dont un véhicule de la RATP.

A droite, les critiques pleuvent contre les casseurs, mais aussi contre le gouvernement, accusé de laisser faire. Pour Alain Juppé, les "troubles à l'ordre public" doivent cesser. De son côté, Eric Ciotti, estime que ces dégradations ne posent "pas de problèmes pour Manuel Valls".

P.A.