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Le chantage au Père Noël: bonne ou mauvaise idée?

A l'approche de Noël, les parents jouent la carte du chantage, pour obtenir un peu de calme à la maison. Mais cette menace est-elle conseillée?

"Si tu n'es pas sage, le Père Noël ne passera pas!" A l'approche de Noël, beaucoup de parents essaient d'acheter la paix à la maison avec le bien connu chantage au Père Noël. C’est parfois un formidable argument pour dompter les caprices des enfants. Des cadeaux d’accord, mais à certaines conditions.

Bien travailler à l'école, avoir de bonnes notes, écouter les parents… Tout est prétexte à dégainer l'argument choc du Père Noël. Facile à dire puisque la décision finale revient au seul Père Noël, qui pourrait bien ne pas passer le soir du 24 décembre. Un chantage au cadeau que les enfants ont facilement intégré.

Si l'idée est séduisante, est-elle bonne?

"Il y a une façon de mettre en place une relation éducative basée sur l'écoute et explication, tout en ayant des limites. Il ne s'agit pas que l'enfant devienne l'enfant roi. On peut expliquer à l'enfant sans pour autant tout de suite tomber dans le chantage, les cris et le conflit", assure Christine Diego, journaliste au magazine Parents.

Le pédopsychiatre Claude Allard est lui aussi contre le chantage au Père Noël. Il estime que cela "risque de casser le mythe du Père Noël". Il faut, selon lui, "laisser la part du rêve à ce que c'est que Noël, c'est-à-dire ce mythe". D'autant que la division entre Père Fouettard, celui qui dispensait des coups de martinets aux vilains enfants, et Père Noël, celui qui apporte des cadeaux, n'existe plus en Europe. 

"Cette notion de punition qui s'inscrit dans le temps, les enfants ne la saisissent pas", rappelle-t-il également. Au final, "il vaut mieux ne pas en parler", juge encore Claude Allard, pour qui ce chantage peut "créer de la zizanie dans la famille", en instaurant une concurrence entre les enfants et de l'incompréhension vis-à-vis ces cadeau des grand-parents par exemple.

Et enfin, au-delà de 7 ans, ça ne fonctionne plus, il faut donc mieux trouver d'autres solutions.

K. L.