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La raffinerie de Feyzin bloquée par des grévistes

La raffinerie de Feyzin est bloquée ce vendredi par des grévistes.

La raffinerie de Feyzin est bloquée ce vendredi par des grévistes. - JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Une action a eu lieu tôt vendredi matin devant la raffinerie de Feyzin pour empêcher la sortie des produits pétroliers.

Au 32e jour de grève à la raffinerie de Feyzin, les salariés ont voulu hausser le ton. Tôt ce vendredi matin, à l'appel de la CGT, un blocage a eu lieu au niveau des expéditions de la raffinerie. La sortie des camions, et donc de l'ensemble des produits pétroliers, a été empêchée quelques heures par une soixantaine de grévistes, selon la CGT.

Les salariés de la raffinerie Total de Feyzin manifestent depuis plus d'un mois contre la suppression de sept postes prévue par la direction de l'entreprise dans le cadre d'une réorganisation du site de Feyzin.

Menace d'une pénurie

Dans un communiqué de la CGT, les grévistes préviennent que d'autres actions seront menées dans un prochain jour faisant planer la menace d'une pénurie dans les stations de l'agglomération lyonnaise. 

"Ces actions ne sont pas là pour bloquer les automobilistes, ni pour créer une pénurie qui va avoir lieu", écrivent les grévistes. "Les salariés essayent tout simplement de faire reculer la direction qui envisage des projets dévastateurs pour l'emploi et pour la sécurité", insistent-ils. 

Pas de licenciement

La direction de Total a réagi ce vendredi après-midi. L'entreprise "met tout en œuvre pour que le mouvement de grève qui affecte la plateforme de Feyzin n’ait pas d’impact sur l’approvisionnement de ses clients de la région Lyonnaise, ce qui est le cas depuis le début du mouvement qui dure depuis plus de 5 semaines". 

Le groupe rappelle par ailleurs que le projet de réorganisation du site de Feyzin prévoit la fermeture d'une unité qui ne "fonctionne d’ores-et-déjà que 3 jours par mois en moyenne". 

"Le changement d’organisation proposé se ferait bien entendu sans licenciement. Les 7 opérateurs concernés seraient maintenus dans leur secteur de production sans aucun impact sur leur contrat de travail, ni leur classification, ni leur rémunération", insiste l'entreprise.
Benjamin Rieth