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Jouer à Pokémon Go au bureau peut s'avérer risqué

La folie Pokémon Go arrive aussi au bureau.

La folie Pokémon Go arrive aussi au bureau. - BFMTV

Alors que l'application fait fureur en France, certains accrocs se permettent de jouer sur leur lieu de travail. Mais attention, les salariés qui cèdent à la tentation peuvent en payer le prix.

Pokémon Go a déjà envahi les rues, les parcs, les monuments, parfois même les jardins de particuliers. Alors que les vacances se terminent pour beaucoup de "dresseurs", difficile pour eux de relâcher la chasse effrénée aux créatures virtuelles. Sur leur lieu de travail, certains ne résistent pas à étoffer leur équipe. Problème: ce n'est pas autorisé par la loi. Le code du travail est en effet très clair sur la question.

"Soit c'est pas vu, pas pris. Soit on se fait prendre et on risque une sanction disciplinaire. Je n'imagine pas un licenciement sec pour une utilisation ponctuelle de Pokémon Go, mais plutôt un avertissement ou un blâme", indique Thierry Vallat, avocat spécialiste du droit du travail et du numérique.

Après plusieurs avertissements, les risques de licenciement sont toutefois plus accrus, car selon la loi, "il faut consacrer l'intégralité de son temps de travail à son employeur". Néanmoins, le patron peut faire preuve de souplesse, surtout si le rythme de travail est moins soutenu en cette période estivale.

Proscrit dans certaines entreprises

Pour éviter d'en arriver là, des entreprises à l'instar de Bosch, Thalès ou Volkswagen ont pris les devants. Le constructeur automobile a interdit dans une note interne à ses salariés de jouer au jeu en ligne, après avoir constaté que Pokémon Go distrayait ses ouvriers. Volkswagen a également proscrit le téléchargement du jeu sur les smartphones professionnels de ses employés, notamment par souci de sécurité. La fonction de localisation utilisée dans le jeu pourrait en effet permettre de faire parvenir des données confidentielles dans les mains de tiers.

La folie Pokémon Go s'essouffle toutefois dans les chiffres. Le jeu comptait 45 millions d'utilisateurs en juillet. Il en aurait perdu 12 millions depuis le début du mois d'août.

P. P. avec Nicolas de Labareyre et Clotilde Hazard