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"Incompréhension, choc et désarroi": Carlos Ghosn revient sur son arrestation au Japon

Carlos et Carole Ghosn, invités ce mercredi soir de BFMTV, ont raconté, sur notre antenne, la manière dont ils ont vécu l'arrestation puis l'incarcération de l'ancien PDG de Renault-Nissan en 2019.

"Incompréhension, choc et désarroi". L'ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, invité ce mercredi soir de BFMTV, est revenu sur son arrestation, en avril 2019, au Japon pour malversations financières. Un pays où il a également été incarcéré 130 jours avant de fuir au Liban, quelques mois après, en décembre.

L'homme de 66 ans a dénoncé les conditions de sa détention, soulignant avoir eu l'impression qu'on l'empêchait de se défendre.

"Je n’ai jamais pu m’exprimer à l'extérieur quand j’étais en prison, je n'ai pas pu rencontrer de journalistes, on m’a bien fait comprendre que tenir une conférence de presse serait un défi. J’étais interdit de communication avec ma famille, tout passait directement par des avocats et c'était filtré. On m’a mis un peu un sac sur la tête, je ne pouvais rien voir, rien entendre", a-t-il affirmé sur notre antenne.

"J'étais désespérée"

Carole Ghosn a également fait part, sur BFMTV, de son incompréhension lors de l'arrestation et de l'incarcération de son époux, assurant avoir pensé à un "malentendu". Cette dernière a raconté avoir même envoyé une lettre à Emmanuel Macron.

"J'étais désespérée, j'avais besoin d'aide. Je me disais que cela nous aiderait si le président réagissait à l'arrestation d'un citoyen français qui était en plus le PDG de Renault. Je n'ai eu aucune réponse sauf quand le JDD a écrit un article sur ma lettre. Deux jours plus tard j'ai reçu une lettre de l'Elysée très basique me disant que tout était fait pour mon mari. Maintenant on sait que rien n'a été fait", a-t-elle affirmé.

Si Carole Ghosn trouve "injuste" que la justice japonaise ait émis un mandat d'arrêt à son encontre, l'empêchant "de voyager" et "de voir [ses] enfants", elle assure qu'ils sont "contents" avec son époux de "vivre cette nouvelle vie ensemble au Liban".

Clément Boutin Journaliste BFMTV