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Incendies: le feu de Biguglia, "sous contrôle mais non éteint", a dévasté 2200 hectares

Une vue aérienne montrant la végétation ravagée non loin des habitations de Biguglia, en Haute-Corse, le 25 juillet 2017.

Une vue aérienne montrant la végétation ravagée non loin des habitations de Biguglia, en Haute-Corse, le 25 juillet 2017. - Pascal Pochard-Casabianca - AFP

Plus de 7 000 hectares sont partis en fumée en une semaine en Haute-Corse et dans le sud-est de la France.

L'incendie de Biguglia, en Haute-Corse, était "sous contrôle mais non encore éteint" ce samedi après-midi, après avoir parcouru 2 200 hectares de maquis, selon les pompiers et du centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic).

"Le feu est sous contrôle mais non encore éteint. 200 hommes sont toujours sur le terrain, notamment sur les crêtes pour noyer les lisières et empêcher les reprises. Deux chars appartenant au Sdis et contenant chacun 4 000 litres d'eau sont engagés pour soutenir le travail des hommes au sol", indiquent de leur côté les pompiers de Haute-Corse. 

Ces chars, équipés de canons à eau "aspergent les fumerolles et les sous-bois. (...) C'est un travail qui demande de la précision et que les bombardiers d'eau ne peuvent effectuer", ont-ils précisé. 

A Artigues, le feu qui a démarré mardi a été fixé samedi matin, annoncent les pompiers du Var, qui précisent que les opérations de surveillance et de noyage se poursuivent. Dans le Var, 500 hectares ont également brûlé à La Croix-Valmer et 1 600 à Bormes-Les-Mimosas.

1 300 hectares ravagés dans le Lubéron

Dans le sud du Vaucluse, le premier incendie, qui s'était déclenché lundi dans le massif du Luberon, a ravagé 1 300 hectares. "Un avion patrouille au-dessus du département pour surveiller car il y a toujours des risques importants, dans les conditions actuelles de sécheresse et de forte chaleur", ont précisé les pompiers.

L'incendie de Carros (Alpes-Maritimes) a brûlé 70 hectares. Dans les Bouches-du-Rhône également (où 163 hectares ont brûlé à Carro et 100 à Peynier) "une surveillance active se poursuit, ainsi que le noyage et le traitement des lisières", ont précisé les pompiers du département.

Un homme âgé de 42 ans, soupçonné d'avoir causé accidentellement un feu à Peynier, a été mis en examen pour incendie involontaire et placé sous contrôle judiciaire vendredi soir. Selon le parquet d'Aix-en-Provence, il aurait reconnu avoir fait usage d'une disqueuse dont les étincelles ont mis le feu à des herbes sèches.

L.A., avec AFP