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Incendie de Notre-Dame: des tweets de dirigeants de l’Unef provoquent la polémique

L'incendie a pris sur le toit, à l'endroit où un échafaudage était en cours d'installation.

L'incendie a pris sur le toit, à l'endroit où un échafaudage était en cours d'installation. - Bertrand Guay - AFP

Deux membres du bureau national du syndicat étudiant se sont moqués sur Twitter du recueillement national après l'incendie de Notre-Dame de Paris.

Depuis lundi soir, les réseaux sociaux regorgent de messages d'internautes émus après l'incendie de Notre-Dame de Paris. Une émotion moquée sur Twitter par la vice-présidente de l'Unef Lille, Hafsa Askar.

"Je m’en fiche de Notre-Dame car je m’en fiche de l’histoire de France", a t-elle écrit sur Twitter lundi soir, peu après que l'incendie s'est déclaré. "On s’en balek [on s’en fout, NDLR] objectivement c’est votre délire de petits blancs".

Un autre membre de l'Unef, Édouard Le Bert, qui se présente comme membre du bureau national du syndicat, a renchéri en publiant à son tour un message moqueur: "Ca y est drame national, une charpente de cathédrale brûle". 

Les deux messages ont provoqué de vives critiques de la part des internautes. Chacun des auteurs a depuis restreint voire supprimé l'accès à son compte. L’association Avocats Sans Frontières, par la voix de son président Gilles-William Goldnadel, a annoncé qu’elle allait porter plainte.

"Des propos inacceptables"

Dès lundi soir, la présidente de l'Unef, Mélanie Luce, a réagi sur le réseau social. Sans condamner les propos des deux membres, elle a affirmé que rien ne justifiait de harceler "les personnes qui ne sont pas d’accord". Cette réponse a provoqué une nouvelle salve de réactions chez les internautes. 

Interrogée ce mardi par Le Figaro, elle a expliqué ne pas avoir été "assez claire" dans ses propos et déploré clairement des positions "qui ne sont pas celles de l'Unef". 

L'organisation a à son tour réagi sur Twitter: "Notre-Dame fait partie de notre patrimoine national. L’UNEF rappelle son attachement à ce lieu qui représente bien plus qu’un lieu de culte catholique emblématique, ce sont des années d’histoire, le travail de nombreuses personnes de l’époque et aujourd’hui pour la reconstruire". Mélanie Luce a affirmé au Figaro qu'une réunion aurait lieu "dans les prochains jours" pour décider de l'avenir des deux membres de l'association. 

Cyrielle Cabot