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Incendie à Rouen: comment nettoyer les habitations touchées par la suie?

Incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, le 26 septembre 2019

Incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, le 26 septembre 2019 - Philippe LOPEZ / AFP

Eviter les contacts avec la peau, procéder à un nettoyage uniquement à l'eau... La préfecture de Seine-Maritime a dressé quelques recommandations pour les logements touchés par les retombées de suie après l'incendie de l'usine Lubrizol.

Près d'une semaine après le spectaculaire incendie de l'usine chimique Lubrizol de Rouen, des retombées de suie ont touché de nombreuses communes du département, mais également une centaine dans les Hauts-de-France. Alors qu'elles sont susceptibles de présenter un risque de santé publique, la préfecture de Seine-Maritime a publié quelques recommandations pour nettoyer les logements touchés. 

Eviter les contacts cutanés

Dans son communiqué, elle recommande de "nettoyer le logement", des murs aux mobiliers, tout comme les jardins et terrasses, en se protégeant les muqueuses et la peau, notamment à l'aide de gants de ménage. Elle indique qu'il est "important" de nettoyer uniquement à l'eau et non avec des "nettoyeurs haute pression ou de balayage à sec" ou des aspirateurs, car ces derniers peuvent "mettre en suspension les particules de suie."

Concernant "les dépôts présentant un caractère graisseux", la préfecture propose d’utiliser "du nettoyant vitres et de l’essuie tout, ou de l’eau avec du détergent et un linge propre" et de changer les tissus utilisés pour le nettoyage extérieur et intérieur. 

Elle rappelle également de procéder au nettoyage des installations de ventilation "avec une éponge ou un linge humide" et de vérifier l'état d’encrassement des filtres, pour éventuellement procéder à leur changement si nécessaire. 

Empêcher une re-contamination

Après avoir procédé au nettoyage de l'habitation, il convient de s'assurer que la suie ne revienne pas, par des mesures de précautions élémentaires: "laisser devant l’entrée les chaussures utilisées à l’extérieur et les poussettes, trottinettes", et "nettoyer les objets qui ont été en contact avec la chaussée", comme les jouets d'enfants.

Au total, 5253 tonnes de produits ont brûlé dans l'incendie. Pour près des deux tiers (62,88%, soit 3308 tonnes), il s'agissait d'"additifs multiusages" composés à 44% d'huile minérale obtenue par raffinage de pétrole, indique un tableau communiqué par les autorités. 

Ce mercredi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a reconnu, à propos des substances qui se sont consumées, que "personne" ne savait aujourd'hui "ce que donnent ces produits mélangés quand ils brûlent".

E.P avec AFP