BFMTV

Hauts-de-Seine: mobilisation pour aider une septuagénaire expulsée et contrainte de vivre dans sa voiture

Image d'illustration

Image d'illustration - FREDERICK FLORIN / AFP

A l'approche de l'hiver, Marie, 71 ans, est contrainte de dormir dans sa voiture, faute d'un logement social auquel ses 1300 euros de retraite lui donnent pourtant droit. Une pétition pour lui venir en aide a déjà recueilli plus de 100.000 signatures.

Cent mille internautes qui réclament "un logement pour Marie". Une pétition demandant de l'aide pour une septuagénaire, expulsée fin septembre de son appartement de Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, a déjà mobilisé des dizaines de milliers d'internautes. 

Depuis son expulsion, Marie, 71 ans, campe dans sa voiture devant la mairie de la ville. Elle avait pourtant anticipé la vente de l'appartement qu'elle louait, annoncée en 2014, en faisant une demande de logement social, auquel ses 1300 euros de retraite lui donnent droit. Marie a même été reconnue comme prioritaire par la commission du Droit au logement opposable (Dalo) en octobre 2017. 

Pourtant et bien qu'elle fasse le pied de grue devant l'hôtel de ville nuit et jour, elle n'a jusqu'ici pas réussi à trouver de nouvelle habitation. En septembre, l'office HLM municipal lui a bien proposé un logement à Villeneuve-la-Garenne, à une quinzaine de kilomètres de Puteaux. Mais Marie ne veut surtout pas quitter la ville où elle vit depuis plus de trente ans, où elle a son médecin et ses amis, comme elle le confiait au début du mois au Parisien

Une solution "dans les jours qui viennent"

Alors que l'hiver approche à grands pas, l'inquiétude grandit pour la retraitée. Il y a une semaine, les auteurs de la pétition pour lui venir en aide indiquaient que la mairie de Puteaux "promettait d'agir pour lui trouver un logement HLM".

Interrogé par le Figaro ce mardi, le directeur de l'Office public de l'habitat (OPH) de Puteaux regrette que Marie ait refusé leur proposition à Villeneuve-la-Garenne. Mais se veut rassurant. "Théoriquement, je sais que la préfecture envisage de la placer sur une très prochaine commission d'attribution des logements, sans doute dans les jours qui viennent", assure-t-il

Claire Rodineau