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Gay Pride: une marche sous le signe de la revendication

La marche des fiertés a débuté samedi sous une pluie battante.

La marche des fiertés a débuté samedi sous une pluie battante. - -

La marche des fiertés, qui se déroule samedi à Paris, est l'occasion pour ses participants de demander l'égalité des droits, un an après l'adoption du mariage pour tous. Le ton est moins festif que l'année dernière, car "le compte n'y est pas", estime l'inter-LGBT.

Une marche des fiertés moins festive que la précédente. Un an après l'adoption du mariage pour tous, la Gay Pride qui se déroule ce samedi à Paris sous une pluie battante est l'occasion pour ses participants de demander davantage de droits.

Cette année, le slogan est donc: "Nos vies, nos corps, nos familles. Plus de droits pour tou-te-s!". La marche est principalement consacrée à la défense des familles homoparentales et à la lutte contre les discriminations.

"On n'est pas allé jusqu'au bout de l'égalité des droits", regrette au micro de BFMTV Amandine Miguel, porte-parole de l'inter-LGBT. "Le gouvernement n'a pas tenu ses promesses", continue-t-elle. Elle demande l'"ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée, ndlr) à toutes les femmes" et l'adoption d'une loi permettant aux personnes transexuelles de changer rapidement d'état civil "sans passer par la stérilisation, (...) contraire au droit humain".

Hausse des agressions

S'agissant de la PMA, Amandine Miguel a affirmé que "74% des Françaises et des Français" sont favorables à son ouverture à toutes les femmes: "Ce n'est pas un sujet qui divise (...). Il s'agit de faire rattraper un retard à la France."

Autre problème relevé par l'inter-LGBT, la hausse des agressions homophobes: en 2013, une agression physique homophobe a été enregistrée tous les deux jours, soit une hausse de 54% par rapport à l'année précédente. Amandine Miguel dénonce un "climat de haine" qui a surgit durant les débats accompagnant l'adoption du mariage pour tous. "C'est en donnant l'égalité des droits que l'on peut combattre les discriminations et les violences", assure la porte-parole.

Une quarantaine de chars étaient attendus samedi, ainsi que 90 associations et environ 500.000 personnes. Le défilé, parti à 14 heures de la place Edmond Rostand, devrait arriver quelques heures plus tard sur la place de la République, où un concert de clôture débutera dès 16 heures. Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, a déjà annoncé sa présence ainsi que Jean-Paul Huchon, président PS de la région.

M. K. avec AFP