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Fusillade à Montpellier : Cazeneuve demande au maire d'éviter "la polémique"

Le lieu de la fusillade qui a fait deux morts, samedi 23 août à Montpellier.

Le lieu de la fusillade qui a fait deux morts, samedi 23 août à Montpellier. - Pascal Guyot - AFP

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a suggéré au maire de Montpellier d'éviter "l'outrance et la polémique", après la fusillade qui a éclaté dimanche dans la ville.

Eviter "l'outrance et la polémique" face au drame. Dans un courrier adressé ce lundi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, suggère au maire de Montpellier de modérer ses propos, deux jours après une fusillade qui a fait deux morts dans la ville.

Philippe Saurel (DVG) avait vivement réagi au drame, déclarant refuser que Montpellier "devienne Chicago". Il avait également "instamment" demandé à Bernard Cazeneuve d'envoyer 20 à 30 policiers supplémentaires dans la ville. 

Dans un courrier adressé personnellement au maire et élu de l'Hérault, le ministre de l'Intérieur affirme qu'aussi "marquante" soit cette affaire, elle "ne saurait caractériser" la réalité de la délinquance à Montpellier. La fonction d'élu, poursuit-il, doit conduire "à éviter tout à la fois l'outrance et la polémique". 

Recul de la grande criminalité

Dans sa lettre, Bernard Cazeneuve se veut rassurant sur la situation à Montpellier, rappelant au maire de la ville que la grande criminalité a baissé de 24% depuis janvier. 

Le ministre poursuit en affirmant que Montpellier a bénéficié de 12 policiers supplémentaires en un an, pour un total de 470 fonctionnaires de police. Bernard Cazeneuve se dit préoccupé par ce sujet, et promet de l'aborder lors de sa rencontre avec Philippe Saurel. 

"Je tire la sonnette d'alarme"

De son côté, le maire DVG de Montpellier a réagi lundi en jugeant "absolument pas satisfaisante" la réponse du ministre de l'Intérieur. 

"La circonscription de Montpellier s'est agrandie de deux communes, et de plus la population de la commune-centre croît au rythme de plus de plusieurs centaines d'habitants par mois", a expliqué l'élu. "Les effectifs de police nationale ne suivent pas cette double augmentation". 

"Je tire la sonnette d'alarme", a insisté Philippe Saurel devant des journalistes. 

V.P. avec AFP