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Fumier déversé à Toulouse: qui va payer?

Le président de la métropole et maire de Toulouse réclame 5000 euros à la FDSEA afin de rembourser le nettoyage des permanences LaREM vandalisées dans le département la semaine passée.

Les syndicats agricoles vont-ils payer la facture des dégâts pour le fumier déversé devant les permanences de députés LaREM ? C'est en tout cas ce qu'espère Jean-Luc Moudenc, président de la Métropole et maire de Toulouse d'après La Dépêche du Midi, qui leur réclame 5000 euros pour nettoyer leur action coup de poing.

Acte "irresponsable"

Jeudi 1er août, des agriculteurs anti-CETA ont muré la permanence de la députée de la majorité Corinne Vignon à Toulouse, avant de déverser du fumier devant la permanence d'une autre députée macroniste, Monique Iborra à Tournefeuille (ouest de Toulouse), puis devant la préfecture de Haute-Garonne. Cette dernière avait alors dénoncé un acte "irresponsable" sur Twitter.

Refacturer le coût des incivilités

Lassé par "ces actes de vandalisme", le président de la Métropole et maire de Toulouse a envoyé un courrier à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) pour leur réclamer 5000 euros, équivalent au coût du nettoyage par la collectivité d'après le quotidien régional. 

La municipalité met en pratique la politique de "refacturer le coût d'intervention des services de la propreté de Toulouse Métropole" aux personnes responsables "d'incivilité", ajoute La dépêche du Midi. Contactée par BFMTV.com, la FDSEA n'a pas répondu à nos sollicitations afin de savoir si elle comptait, ou non, payer la somme réclamée. 

Concurrence déloyale

Le CETA, qui supprime notamment les droits de douanes sur 98% des produits échangés entre les deux zones, est vivement critiqué en France par les agriculteurs et des ONG. Ils craignent une concurrence déloyale ainsi qu'un risque sanitaire pour l'Europe, le Canada n'ayant pas des normes aussi strictes que le Vieux Continent en matière notamment de viandes animales.

Voté en première lecture à l'Assemblée nationale, le texte doit maintenant être soumis au Sénat. Une quinzaine de permanences, notamment celle du délégué général de LaREM Stanislas Guerini à Paris, ont été murées, taguées ou vandalisées. 

Esther Paolini avec AFP