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Frigide Barjot quitte son logement social, un an après son expulsion

Virginie Tellene, lors d'une manifestation de soutien aux chrétiens d'Irak, le 9 octobre 2014.

Virginie Tellene, lors d'une manifestation de soutien aux chrétiens d'Irak, le 9 octobre 2014. - Alain Jocard - AFP

L'ancienne égérie de la "Manif' pour tous" et son mari ont quitté lundi le duplex de 173 mètres carrés qu'ils occupaient dans le 15e arrondissement de Paris, conformément à une décision de justice d'octobre 2013.

L'ex-chef de file de la Manif pour tous, Frigide Barjot, a quitté lundi le logement social de la mairie de Paris qu'elle occupait, un an après une décision de justice ordonnant son expulsion, a-t-on appris de sources concordantes.

Lundi matin, cinq camions de déménagement se trouvaient devant son duplex de 173m2 du 15e arrondissement de Paris, a-t-on appris auprès de la mairie de Paris. L'ancienne égérie du combat contre la loi Taubira, qui a fondé un nouveau mouvement, "L'Avenir pour tous" après son éviction de La Manif pour tous, a confirmé son déménagement à l'AFP. "C'est vrai mais ça n'a aucun intérêt, aucune importance", a-t-elle affirmé.

"Que je subisse le contrecoup d'un mouvement monumental, on s'en contre tape. Ce qui importe c'est l'avenir de la Famille, ce qui s'est passé au Vatican ce week-end (avec le synode sur la famille), les débats qu'il y a en France", a ajouté celle qui se fait dorénavant appeler par son vrai nom, Virginie Tellene.

Le couple avait dénoncé une "décision politique"

Le tribunal d'instance du 15e arrondissement avait décidé le 30 octobre 2013 l'expulsion de Frigide Barjot et de sa famille, à la demande du bailleur, la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), qui estimait qu'elle et son mari Bruno Tellene, alias Basile de Koch, n'avaient pas respecté les clauses de leur bail, en domiciliant illégalement une activité commerciale dans les locaux loués, celle de la société Jalons de Basile de Koch. Le couple avait dénoncé une décision politique, liée selon eux à La Manif pour tous.

Déterminés à "continuer le débat"

Le tribunal avait donné un délai de 4 mois à Frigide Barjot pour quitter son logement. La RIVP lui avait accordé quelques mois supplémentaires, le temps qu'elle trouve un nouveau logement.

En avril, Frigide Barjot avait expliqué qu'elle et son mari ne gagnaient pas assez d'argent pour retrouver un appartement à Paris et qu'elle était obligée de vendre des biens de son héritage (des biens immobiliers, dans la capitale et en province). "Faire des cartons et retrouver un toit pour ma famille ne nous empêchera pas de continuer le débat sur les fondamentaux de nos familles et de la société plurielle. Bien au contraire", a-t-elle affirmé lundi.

D. N. avec AFP