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Fraude dans les transports: 52% des voyageurs jugent cette pratique "acceptable"

Brassard de contrôleur de la RATP

Brassard de contrôleur de la RATP - Christophe Archambault - AFP

Un sondage Ifop pour l'Union des transports publics examine les habitudes des voyageurs dans les métros, trams et autres bus. Il en ressort que plus de la moitié des personnes interrogées se montrent indulgentes vis-à-vis des fraudeurs.

Les usagers des transports en commun connaissent bien les fraudeurs, comme ceux qui se collent à leur dos au moment de franchir les tourniquets, souvent sans même en demander la permission, ou sautent par-dessus le portillon.

Or, 52% des voyageurs interrogés dans une étude Ifop pour l’Union des transports publics (UTP) estiment que la fraude dans les transports en commun "est acceptable", bien que cette pratique représente un manque à gagner de 500 millions d'euros chaque année en France.

Un chiffre plus frappant encore, pour 64% des sondés, "les distributeurs automatiques en panne" peuvent justifier le passage à l’acte. "Des revenus trop faibles" sont aussi une excuse valable pour 62% des personnes questionnées.

29% des Français demandent la gratuité des transports

Au-delà de la fraude, le sondage commandé par l’UTP s’intéresse aux habitudes et perceptions des usagers des transports en commun. Visiblement, leur fréquentation est toujours au beau fixe. En Île-de-France, 87% des Franciliens les utilisent, et ils sont 74% à privilégier le métro. Optimistes, ils sont 30% à souhaiter qu’un jour métro, RER et bus soient gratuits. Les Français dans leur ensemble sont 29% à exprimer le même souhait dans cette enquête.

Pourtant, c’est plutôt une augmentation des prix et un changement du régime de tarification qui est à l’ordre du jour, explique Le Parisien. Pour le moment, les prix dépendent d’une grille de statuts: étudiants, chômeurs, retraités, etc. Celle-ci est menacée car l’Union des transports publics envisage de fixer la somme due sur les revenus perçus. 62% des voyageurs de la région parisienne plébiscitent, eux, le statu quo sur cette question.

Enfin, 48% des usagers interrogés estiment que la sûreté des rames ne s'est pas améliorée ces dernières années. 

Robin Verner