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Etats des ponts: le gouvernement prêt à "changer les choses" et à aider les communes

Des sauveteurs sur le pont suspendu qui s'est effondré à Mirepoix-sur-Tarn, près de Toulouse, le 18 novembre 2018

Des sauveteurs sur le pont suspendu qui s'est effondré à Mirepoix-sur-Tarn, près de Toulouse, le 18 novembre 2018 - Eric Cabanis / AFP

La secrétaire d'État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, a annoncé que l'État aidera "au cas par cas" les communes, notamment concernant l'inventaire et le diagnostic des ponts nécessitant des travaux.

Le gouvernement est prêt à modifier des dispositions sur les ponts en fonction des résultats des enquêtes, et l'État "aidera au cas par cas" les communes à remettre en état des ponts qui en auraient besoin, a déclaré ce mardi la secrétaire d'État à la Transition écologique Emmanuelle Wargon.

Avant toute action, l'attente du résultat des enquêtes

Interrogée sur LCI sur l'effondrement la veille du pont de Mirepoix-sur-Tarn, en Haute-Garonne, la secrétaire d'État a indiqué qu'"une des hypothèses, c'est que le camion qui s'est engagé ait un poids supérieur au poids limité" à 19 tonnes sur le pont. Mais "c'est le procureur de la République qui va établir les faits."

Elle a rappelé qu'il y avait deux enquêtes ouvertes, une judiciaire et une technique "qui va permettre de savoir si on a un problème de structure sur ce pont et s'il faut surveiller différemment les ponts de ce type ou tous les ponts". Le pont qui s'est effondré "a été contrôlé sous la responsabilité du département en 2017, plus une visite de contrôle en 2018. Donc les procédures étaient respectées, l'entretien, le contrôle étaient bien faits".

"S'il faut changer les choses, on le fera", a dit Emmanuelle Wargon, en mentionnant un renforcement de la signalisation. Elle a aussi cité l'installation sur les GPS des interdictions de passage sur les ponts. "Si c'est un problème de signalisation et si c'est une bonne décision à prendre que de dire: on embarque ces données dans les GPS, cette décision sera prise rapidement", a-t-elle précisé.

Mais "d'abord, il faut trouver les causes, pour l'instant nous en sommes aux hypothèses", a-t-elle ajouté. "On tirera toutes les conséquences du drame quand on aura compris ce qu'il s'est passé, on n'exclut rien", a-t-elle insisté.

L'Etat prêt à aider les communes "au cas par cas"

S'agissant de l'entretien des ponts, "on est prêt à faire avec les communes, avec les collectivités, d'abord un inventaire pour voir exactement combien et où sont potentiellement les ponts qui nécessiteraient plus d'entretien, et ensuite regarder avec les collectivités (...) comment aider (celles) qui en auraient besoin", a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté que l'État allait ainsi suivre une des propositions du rapport du sénateur centriste Hervé Maurey sur les ponts en France. "L'État est à la disposition des communes pour travailler avec elles sur inventaire et diagnostic", a-t-elle assuré. "On aidera au cas par cas" et "on ne laissera aucune commune en difficulté sans solution", a-t-elle affirmé.

Selon elle, l'État a augmenté "significativement" les crédits pour entretenir les ponts qu'il gère, passant de "70 millions d'euros par an jusqu'à présent" à "129 millions d'euros à la fin de la loi sur les Mobilités". "Il y a assez d'argent sur la table pour faire l'entretien", a-t-elle dit.

"Ensuite, il y a la question des ponts qui sont sous la responsabilité des collectivités", a-t-elle poursuivi. "Les départements ont les moyens d'entretenir", et "il reste les ponts communaux (...) sur lesquels on sait moins si (ils) sont en bon état, en mauvais état".

J. G. avec AFP