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Une Française parmi les finalistes du concours mondial des enseignants

20.000 enseignants ont soumis leur candidature au Global Teacher Prize.

20.000 enseignants ont soumis leur candidature au Global Teacher Prize. - AFP

Marie-Hélène Fasquel, professeure à Nantes, est la première Française à atteindre la finale du Global Teacher Prize. Un concours qui récompense les enseignants innovants dans leur manière d'éduquer.

Ils ne sont plus que 50 et parmi eux Marie-Hélène Fasquel. Cette professeure au lycée Nelson-Mandela à Nantes fait partie des 50 enseignants encore en lice pour remporter le concours Global Teacher Prize. Le prix du meilleur enseignant au monde, elle ne le veut pas pour elle, "je le fais pour les élèves", confie-t-elle au Parisien, encore clouée au lit après une opération du dos.

"J'avais un peu honte, poursuit-elle. S'inscrire au Global Teacher Prize sous-entend qu'on se prend pour... vous voyez quoi!"

Conférence avec des grands auteurs

Enseignante depuis 15 ans, Marie-Hélène Fasquel a débuté sa carrière dans l'académie de Lille. Dès le début, la professeure, spécialiste de littérature anglaise, fait un constat qu'elle compte bien combattre: le manque de motivation des élèves. "Sans envie dans une classe, il ne se passe rien", assure-t-elle. Depuis elle a opté pour la classe inversée afin d'intéresser ses lycéens. 

Oubliez les longs cours magistraux et les exercices à la maison, la méthode consiste à donner à lire chez eux la leçon aux élèves qui s'exerceront ensuite en classe avec le soutien du professeur. A cela, Marie-Hélène Fasquel propose de l'interaction à ses élèves qui rencontrent via Skype des grands auteurs ou peut-être prochainement intervieweront un enseignant indien. Laissant de côté les notes, elle préfère offrir des lots à ses élèves.

Un million de dollars à la clé

C'est avec ses idées et son enthousiasme débordant que Marie-Hélène Fasquel s'est lancée dans l'aventure du Global Teacher Prize. Le concours international est organisé depuis trois ans par la fondation Varkey, basée à Dubaï, qui oeuvre notamment pour l'accès à l'éducation ou l'aide aux enseignants innovants. 20.000 professeurs, de 179 pays différents, ont porté leur candidature avant que la fondation n'en retienne que 50. A la clé, un million de dollars à gagner (955.855 euros).

Le prix sera décerné en mars prochain. "Je n'ose pas penser à ce que je ferais avec...", s'enthousiasme Marie-Hélène Fasquel. Elle n'ose pas, car elle compte bien continuer à enseigner, mais a bien des idées en cas de victoire. Avec cette somme, elle songe à créer une association pour aider les jeunes et une autre avec une ambition plus écologique pour faire disparaître des classes le papier.

Un détail pourrait donner de l'espoir à Marie-Hélène Fasquel: les deux premiers lauréats du concours sont des... lauréates.

J.C.