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Protocole sanitaire "niveau 2" à l'école à la rentrée: les enseignants montent au créneau

Elèves masqués dans une salle de classe (illustration)

Elèves masqués dans une salle de classe (illustration) - Fred SCHEIBER / AFP

"Le protocole est plus léger qu'en juin notamment au niveau de la restauration scolaire alors que le taux d'incidence est plus élevé chez les élèves à cause du variant delta", a déploré une représentante syndicale.

"Il met en danger élèves et personnels." La colère ne redescend pas du côté des syndicats de professeurs du primaire et du secondaire, à la suite de l'annonce de Jean-Michel Blanquer dans le JDD ce jour d'appliquer le "niveau 2" du protocole sanitaire et de ne pas imposer de pass sanitaire dans les établissements scolaires.

Un pass sanitaire "ni légitime, ni souhaitable, ni utile"

Le protocole retenu pour la rentrée du 2 septembre en France métropolitaine est celui dit de "niveau 2": cours en présentiel dans les écoles, collèges et lycées, masque obligatoire à l'intérieur dès le primaire, limitation du brassage par niveau et aération renforcée.

Pour les enseignants, Jean-Michel Blanquer a jugé "ni légitime, ni souhaitable, ni utile" d'exiger un pass sanitaire, préférant miser sur "une logique de confiance et de responsabilité".

En cas de contamination dans une classe, la période d'isolement de sept jours, donc d'école en distanciel, ne sera pas requise pour les élèves vaccinés, "la même règle que pour le reste de la population", a fait valoir le ministre.

"Le protocole est plus léger qu'en juin dernier notamment au niveau de la restauration scolaire (...) alors que le taux d'incidence est plus élevé chez les élèves à cause du variant delta", a déploré dans un tweet Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.

Et d'ajouter, dans un second tweet: "C’est bien connu c’est comme le nuage de Tchernobyl, le variant delta va s’arrêter aux portail des écoles parce qu’il est docile !"

"Niveau 2 du protocole en métropole mais peu de réponses sur le reste: qui va encadrer les opérations de vaccination? (...) Quelle politique de tests dans le second degré?", questionne sur Twitter le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

Un appel à des recrutements

Le syndicat Sud-éducation déplore de son côté un protocole qui ne "répond pas aux enjeux pédagogiques":

"Il met en danger élèves et personnels dans un contexte de circulation accrue du variant Delta. Il ne répond pas aux enjeux pédagogiques à l'issue de ces deux années. Il faut une politique responsable qui passe par des recrutements", affirme l'organisation sur Twitter.

Même son de cloche du côté du Snalc (Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur), pour qui le gouvernement "n'a pas investi dans un certain nombre de choses, que ce soit dans des personnels ou dans du matériel", s'est inquiété sur LCI son président Jean-Rémi Girard.

Par E.P avec AFP