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Plus de 4500 professeurs sanctionnés pour les perturbations des épreuves du bac en 2019

Image d'illustration - Une surveillante dans une salle d'examen du baccalauréat en 2018 à Strasbourg

Image d'illustration - Une surveillante dans une salle d'examen du baccalauréat en 2018 à Strasbourg - Frédérick Florin - AFP -

Retenues sur salaires, rappels à l'ordre ou sanctions disciplinaires, plus de 4500 enseignants ont été sanctionnés par l'Éducation nationale pour avoir participé au mouvement de contestation contre la réforme du bac en juin dernier.

Plus de 4500 professeurs ont été sanctionnés pour avoir fait la grève de surveillance ou de correction pour le bac de juin 2019, rapporte RTL. Cette information intervient alors même qu'une nouvelle grève pèse sur les épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat, lancées lundi.

Retenues de salaire pour rétention de notes

Lors de la dernière session, des groupes d'enseignants avaient voté en assemblées générales dans plusieurs académies une "rétention des notes" du bac, pour inciter jean-Michel Blanquer à rouvrir des négociations sur les réformes du lycée et du bac, qu'ils contestaient.

Dans le viseur de ces enseignants se trouvaient à la foi la réforme du lycée supprimant les séries L, S et ES, remplacées par des banques de spécialités, mais aussi le site Parcoursup ou encore la mise en place de nouvelles évaluations des professeurs. Ce mouvement de contestation avait entraîné la pagaille dans la correction et la publication des résultats du bac. 

En tout, 4000 retenues sur salaires ont donc été décidées par l'Éducation nationale, sans compter les 500 rappels à l'ordre et la cinquantaine de sanctions disciplinaires à l'encontre d'enseignants perturbateurs. Parmi les sanctions disciplinaires se trouvent l'avertissement ou le blâme, soit les deux premiers échelons de la sanction dans la fonction publique.

Petite minorité 

Et la situation ne s'annonce guère plus pacifiée cette année, avec le nouveau bac, lancé lundi. Les élèves de première ont passé lundi les premières épreuves de contrôle continu comptant pour la note finale, mais elles ont de nouveau été perturbées dans une poignée d'établissements par des professeurs et des lycéens demandant leur suppression.

Des syndicats d'enseignants et professeurs appellent en effet à diverses actions sur les réseaux sociaux pour "faire barrage" au nouveau bac. Face aux menaces, le ministre de l'Éducation nationale s'est voulu rassurant, estimant que ces actions étaient le fait d'une "petite minorité".

"Cela va se passer très bien dans l'immense majorité des cas. Il risque d'y avoir telles ou telles perturbations, dans ce cas là, on fera repasser mais cela sera très limité", a-t-il expliqué dimanche sur France Inter.
E.P avec AFP